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« Franck Kaska » chapitre 1 , Daniel Gindraux , 2003.

Chapitre 1

Quand l’inspecteur Kaska prenait place sur son siège, son chef venait le saluer. Le capitaine Raboud prenait grand soit de ses nouvelles recrues, pas parce qu’ils devenaient rares, mais parce que sa personnalité l’obligeait à prendre sois de ses nouveaux jeunes lancés dans cet appareillage très compliqué qu’était la justice. Un monde nouveau qui allait devenir, pour ces jeunes, leur nouvelle libido.
Monsieur Raboud n’avait pas cinquante ans, il lui restait encore trois ans à tenir. D’ailleurs il s’agrippait souvent à son siège, en mordait les coins, ratifiait les bordures. Un jour certes, on comptait lui annoncer son départ à la retraite à Papette, mais pacotille, il s’accrochait, s’occupait de son monde comme moutons dans un pré, une frénésie presque incompréhensible pour un fonctionnaire, le devoir du sot en bref. Durant les pauses café, quelques collègues, tels des mutins, osèrent parfois en parler, en discuter sans négligence, mais toujours en prenant garde de rien dévoiler et ne rien faire savoir. La principale voix revenait au fait que l’homme pouvait être bon et brave, mais l’incidence la plus coercitive revenait souvent au fait que l’homme pouvait, malgré son âge, grimper d’un échelon social même juste avant sa mise en retraite. Enfin un détail très infime que Kaska pouvait se passer, car même si Raboud pouvait être son chef, il remarquait bien que cette grosse tête blafarde n’était pas le dernier des bourguignons. Il pouvait certes jouer chapitres sur chapitres concernant le droit au respect en respectant tous son monde, dans les couloirs du quai d’Orsay, plus personne n’avait vingt ans et personne ne croyait à la nature sauvage au sein même d’une institution telle que la leur. Le singe de Bornéo existait certes, mais il survivait à Bornéo. Il restait certes une espèce menacée, mais restait néanmoins à Bornéo. A l’intérieur d’une faune sauvage bientôt plus sauvage, mais une faune sauvage toujours sauvage, et pas derrière quatre murs peints tous les six ans aux goûts du chef des lieux.
Kaska se levait pour le saluer. Mais pacotille l’homme lui en empêcha. « Tu es à la maison mon petit gars ! » Cette sonate soufflait de son regard jusqu’au Jura. L’atmosphère devait être calme et ensoleillé, la gaieté épanouir les cœurs, le vent en emporte les feuilles, la joies, la tête, la fiesta, le nouvel an. Dans un bureau, en France et en ces temps, la révélation venait de l’Amérique, car chacun disait maintenant de se tenir en forme, sourire, être joyeux avec ses collègues et surtout, arriver à l’heure au travail. Car on le disait bien, en pratiquant un peu d’exercices chaque jour, l’humanoïde préservait son ergonomique. Il lui suffisait donc d’agiter ses doigts pour ne pas se pincer les pouces dans sa machine à écrire, bouger sa tête pour ne pas rester scotcher devant son écran, boire beaucoup de cafés avec ses collègues pour en savoir plus sur tous les ragots de la boite, et encore manger sainement pour ne pas tomber malade et coûter de l’argent inutile à l’entreprise. Enfin des faits et des faits que l’on se préserve d’emmagasiner si l’on travaille en plus dans une entreprise qui chaque année offre un lingot d’or d’un gramme à chaque employé ne se portant jamais malade.
Son chef paraissait jovial. Il portait certes des cernes autour des ses yeux doux, mais par pour les mêmes raisons qu’un grand fumeur et alcoolique en surplus, mais tout simplement parce qu’hier soir sa télévision le retenait jusqu’à tard. Une émission l’obligea à ne plus s’en défaire. Les meurs avaient changé, les prostitués retournaient dans la rue, se plaignaient de ne pas avoir assez de place pour travailler, elle manquait aussi de temps, elles parlaient même des trente cinq heures. On y voyait la blonde déguisée en noir, l’homme femme, la femme objet, la nouvelle et la quinquagénaire, une multitude de personnages brisant les pupilles du vieux policier, matraquant sa virginité jusqu’à n’en plus s’en remettre. Ces femmes se suivaient et se ressemblaient, tournoyaient dans son esprit et brisèrent ainsi son nombre d’heures obligatoires pour sa bonne tenue de route du lendemain matin.
Mais il avait néanmoins bien dormis, sa bobone le réchauffa, ses pantoufles à côté de son lit il rêva même d’un autre monde, plus juste et plus clair, donc moins compliqué. Une de ces terres remplies de fleurs et d’arbres passant leurs temps à bourgeonner. Des maisons roses et de gentils assassins. Le malfrat de la rue Vermeille répondant de ses actes, s’excusant à ses victimes et demandant pardon au chef de service. Aux cambrioleurs d’appartements du quinzième arrondissement demandant grâce à l’homme assis sur son trône juste au-dessus d’eux. La plaidoirie de la terre entière au gentil commissaire de quartier devenu flic par inadvertance. Ce symbole des couloirs muté à Paris, aux quais des Orfèvres, et plus tard, au quai d’Orsay, juste à côté du quai, mais le plus important, juste à côté du musée du même nom.
Ses yeux étaient bleus et reflétaient sa seule jeunesse. Mais sa plus grande virilité s’orientaient du côté de ses mains, des poignes gargantuesques, pliant les genoux de chaque parvenu, enfin pas des nouveaux riches comme le dictionnaire l’entend, mais les pattes des simples victimes de chaque nouvelle rencontre. Une salutation confortable, les muscles de ses bras macérés et rigides comme du fer laminé au marteau. Le forgeron de service à la poigne légendaire. Le mythe du rude costaud élevé au maïs et au bœuf, le bûcheron canadien, le vacher de la Toundra, le mineur ukrainien et le chercheur d’or brésilien. Une précarité bien réglée dont seul le plaisir de s’imposer porte la croix de cette légitimité.
Enfin, restons néanmoins zèle, cet homme-là restait d’une gentillesse parfois blessante, mais toujours bien pensante.
- Rassure-toi ! Je ne t’ai pas prévu à la photocopieuse pour ton premier jour, j’ai déjà une affaire.
La vision de Kaska resta passablement de temps scotcher au grain de beauté étalé sur la joue droite du capitaine. Vint même un spasme envoyant son esprit droit sur Mars. Il peina même à reprendre sa droiture. L’homme lui tendait un dossier presque propre, un carton plié presque neuf, peu utilisé, mais certes légèrement décoloré. La découverte du dossier le plus intéressant de la capitale, et sûrement déniché par monseigneur le gardien du tombeau des oubliettes du château. Le nouvel archiviste récemment promu l’avait en fait retrouvé sous la table de l’ancien archiviste récemment mis à la retraite. Une affaire toute neuve car généralement la place d’archiviste, en ce lieu, restait la priorité aux agents meurtris ou blessés par leurs passés si glorieux. Des hommes utilisant, pour la plupart des cas, ce siège comme pied de biche pour un avancement à la mise en quarantaine. Enfin, le pied de grue pour Papette !
- Cette une folle ! Elle nous a contactés trois ans auparavant. Nous avons enquêté et nous n’avons rien remarqué d’anormal chez elle. Maintenant elle nous appelle à nouveau. Je pense pour des broutilles. Mais nous allons néanmoins lui rendre visite, un petit coucou de notre part la soulagera sûrement. D’ailleurs nous sommes payés par le contribuable et le contribuable a toujours raison. D’ailleurs nous n’avons pas le choix.
Le chef posait le dossier sur le bureau, derrière son dos une personne l’interpellait déjà. L’administration le réclamait énormément car le service nécessitait en permanence sa main pour signer des pamphlets, style feuilles de congés, autorisations de sorties, réparations de véhicules ou achats de nouvelles photocopieuses. Cette situation rendait certes le préretraité intéressant, et de plus se pesant l’obligeait à le surcharger dans son lobbies, et jusqu’à l’obliger à rendre chaque fins de mois, plus de trois cent heures supplémentaires sur sa fiche de salaire.
Un remboursement évidemment inégal que madame tout le monde, qui habitait toujours au troisième, se devait de payer chaque année.
- Bon je vous laisse, rédigez-moi un rapport en ordre et déposez-le-moi sur mon bureau vendredi après-midi. D’accord ?
- D’accord !
L’homme se sentit alors obliger de retourner le dos rapidement à Kaska. Ainsi laissant le jeune demeuré seul sur place. Car Raboud s’apprêtait à rejoindre déjà un autre agent, et sa démarche assidue reflétait l’image d’un être absolu, ayant résisté à chaque changement de gouvernements et de ministres depuis déjà quinze ans, et sur un siège en velours gris qui présentait même les stigmates d’un homme d’exèption. Un être présentant même l’image du français droite-gauche et gauche-droite. Le politicien stéréotypé, vivant au rythme du temps avec une politique jouant tous les quatre ans contre lui et tous quatre autres années avec lui. A savoir donc le contribuable à nouveau, votant la première année à gauche et la quatrième année à droite. Donc un homme préservant ainsi chaque année d’électorat sa mobilité au sein de l’appareillage d’état, gagnant aussi chaque élection et ne perdant jamais de sièges, et même pour se remettre d’un travail lourd à porter.
Kaska recevait son bureau le matin même, il nettoyait les tiroirs à huit heure trente. Le patron apparut devant lui vers neuve heure, et maintenant il était neuf heure trente. Mais avant d’ouvrir son premier dossier, il laissa son office et se dirigea vers la machine à café. Là, une petite blonde tentait d’avaler un café dix fois trois chaud. Elle lisait hardante une histoire à l’eau de rose, et l’expression de son visage suivait les mouvances et les désillusions de l’héroïne. L’homme avait remarqué cette petite femme dès les premières minutes de sa carrière, elle gambadait de la photocopieuse au fax telle une fée fleurette. Un pelage turquin autour de sa taille et un pull baldaquin rose, un vrai équinoxe permanent, joyeuse comme une poupée, et qui plut directement et sans controverse au nouveau venu.
- Bonjour !
Kaska tenta le dur.
- Bonjour ! Excusez – moi, j’étais entrain de lire. Vous êtes le nouveau n’est ce pas !
La petite ne savait pas s’il fallait lui faire la bise ou lui serrer la patte. Alors elle ne bougea pas.
- Oui je suis le nouveau. Vous êtes la secrétaire des agents n’est ce pas ?
Ses cils tirés avalaient l’espoir d’un prince charmant. Un maquillage gourmand, elle se savait la mère de tous ces agents, rien qu’un mot, une expression, et elle pouvait deviner dans quel fracas l’homme en question pouvait se localiser en termes de psychologie convulsive. Cette petite dame naissait trente ans en arrière en Poitou-Charentes, elle quittait sa campagne vingt ans plus tard afin de chercher sa nature, sa force, son avenir et son demeurant. Elle mesurait a peine un mètre cinquante quatre, mais son énergie l’emmena, en moins de dix ans, à grimper une échelle remplit d’échine et glacial comme un fluide de refroidissement. Donc autant dire, concernant cette garce, qu’il fallait la prendre en besogne pour ne pas se laisser démonter dès les premiers instants.
- Je m’appelle Eva !
- Je m’appelle Franck !
Laissez l’amour s’en aller et le monde se transforme en numéro de téléphone érotique ! La dame s’approcha enfin de lui et l’embrassa. Une petite bise gentille, peu câline mais charmante. Une prouesse sympathique, le geste sans allure, rythmé par l’éloquence d’une nouvelle secrétaire, mais séduisante comme une femme émancipée et bientôt quinquagénaire.
Après, Kaska retourna à sa place. La fille reprit sa lecture et l’homme n’avait de tout façon plus rien à lui offrir, ni même à lui suggérer. Son dossier l’attendait. L’affaire correspondait à une femme, un dossier peu cossu, la consistance d’une histoire à ficher à la poubelle ou à donner au nouveau venu dans l’immeuble.
Mais avant de suivre, il déposa son café, tailla son crayon, contrôla qu’aucun agent ne l’observait pour voir si le jeune passait son temps à glander, et enfin, dans une salle presque vide, mais illuminer comme dans une gare de triage, le petit nouveau s’élança.
La femme s’appelait Uméa, de nationalité grecque, elle s’installait à Paris dès l’âge de dix huit ans. Vint une poursuite insensée dans les agences de mannequins et les recrutements temporaires. Des files d’attentes sans fins, sans lois et sans fois. Des petites gazelles triées sur le volet d’une prouesse démesurée au nombre incalculable de trafiquants, de mafieux et d’arnaqueurs en tous genres. Une panoplie d’artistes sans grandes compétences, recherchant cette inaccessibilité. Le but d’une vie dont le seul propos résidait à la réussite. Le choix de vaincre cette monotonie héréditaire en l’espace d’une existence. Ce laps de temps compté à tous, pour réussir à poser son emprunte aux sentiers de la gloire artistique.
La jeune fille pénétrait dans l’âge d’or, elle venait de terminer son adolescence et ses ambitions se présentaient en la gloire et la fortune. Elle comptait conquérir Paris car elle se savait différente des autres et son destin se pressentait en des pubs pour de la cosmétique, quelques photos de sa corpulence dans des magazines de mode que le tout à chacun regarde juste avant de passer chez le dentiste, éventuellement un défilé pour un grand couturier, des soirées réservées uniquement aux célébrités et un beau jour le prince charmant venu tout droit de Miami, le doux amant remplis d'attentions lui offrant sa carte de crédit en gage de son amour propre, la villa à Saint-Tropez, la piscine, le chalet à Gstaad, l’appartement proche de la tour Eiffel et des vacances chez sa mère restée en Grèce, le visage peint en poudre opaque, blanche comme du talc et sur son buste, une veste en peau d’hérissonnes, la dernière mode à Paris, à mettre surtout l’été dans les Calanques, l’histoire d’économiser sur le chauffage de l’appartement en hiver.
Mais au lieu de ces belles paroles, l’histoire bifurqua sur une voie déjà trop empruntée. Le commun des mortels la rattrapa en pleine enjambé d’une journée promotionnelle en métro. Elle ne se cassa pas la patte certes, mais au bout des trois mois d’essais, donc cent douze castings et une apparition dans un court métrage filmé sur le parvis de la gare du nord et récompensé au festival de Vannes, la belle demoiselle prit conscience de ses finances. L’argent perdait de sa valeur et au lieu d’insister la fille se contenta d’un poste de serveuse pour payer le deux pièces dix fois trop chère au centre de Paris. Car elle ne comptait pas finir à la rue et ni même sur le trottoir. De plus la pauvre se contentait aussi d’un grand maigre n’ayant jamais d’argent, mais qu’elle aimait par-dessus sa quête. Une femme affable pour un homme disparaissant deux mois plus tard. Une histoire de courte durée mais imprégnée de conséquences car l’homme n’oublia pas de ramasser la caisse et le petit cochon avant de refermer, à tout jamais, la porte derrière lui.
Mais elle rêvait toujours, tombait sur plusieurs minables qui l’emmenèrent faire la tournée des Maximes, Tours d’argents, Lippes et autres établissements du même topo. Des grandes éloquences sans valeurs fictives, des crédits pleins les poches et jamais de quoi payer le taxi du retour. Enfin des gigolos comme si l’en pleuvait, venus de nul part et profitant d’une situation sans sens car la petite n’en demeurait pas moins électrisante mais aussi sans fortune, tel un moine franciscain marchant sur Saint Jaques de Compostel.
Deux ans plus tard elle appelait la section spéciale pour information. Elle patienta douze minutes au téléphone à attendre un fonctionnaire de libre et raccrocha. Une semaine plus tard elle tenta à nouveau l’expérience, tomba sur une secrétaire docile. Elle l’écouta patiemment et l’envoya dix minutes plus tard vers une recrue ne sachant pas s’y prendre avec les femmes. Elle lui expliqua son problème, l’homme l’écouta et y perdit ainsi une demi-heure. Plus tard il lui demanda d’attendre car il devait rédiger un rapport et le présenter à son chef. Il comptait aussi rappeler la dame le lendemain.
Kaska compta rapidement le nombre de fautes d’orthographe que l’homme laissa traîner sur la première page. Une trentaine ! Une vraie éponge. Puis il continua la lecture.
L’agent déposa le dossier sur le bureau d’un chef de service. L’homme partait malheureusement en vacance sur la côte d’Azur le jour suivant. Il laissa donc le dossier en suspens durant un mois. Ce vacancier du mois de juillet s’endormit au volant au retour, fit un écart lors d’un virage et sa caravane ballotta et s’écrasa sur le côté. Heureusement personne ne se blessa, les enfants saufs, arrivé à Paris il demanda un congé d’un moins supplémentaire. Son généraliste lui promit un mois de plus. Donc trois mois plus tard l’homme revint au bureau, mais à peine mis les pieds dans le hall d’entrée que le capitaine Greg Raboud l’immobilisa. Il tenait déjà sa mutation dans son bec, l’homme demandait sa mutation dans les DOM-TOM tous les six mois, tant qu’il y avait du travail la hiérarchie s’y refusait, mais après réflexion et trois mois d’absences, monsieur Raboud brisa plusieurs portes et profita surtout de l’occasion pour l’envoyer voire là-bas s’y j’y suis. Ce chef de service demandait Papeete, Raboud lui offrait Cayenne. Un choix vint même lui convenir entre le bagne et Saint-Pierre et Miquelon, juste une foutaise pour rendre le fonctionnaire intéressant. Mais il choisit néanmoins le chaud.
Avant l’arrivée du nouveau chef, le service d’entretien nettoya le bureau, le dossier s’envola aux archives. On le déposa dans les dossiers non datés et non classés. Il resta là, cloué au sol durant trois longue année, avant qu’un beau jour la fille tenta à nouveau le trajet de retour. Elle téléphonait via son portable, Eva prenait son service, l’écouta en mangeant une pomme, une demi-heure plus tard elle fouillait dans les archives, elle se laissa aussi gentiment faire par le nouvel archiviste, l’homme la coucha entre deux piles de bouquin, comme à la librairie, la dépouilla de ses biens durant une demi-heure seulement, du vite fait, et enfin, une heure et demie plus tard elle déposait le dossier sur le bureau au capitaine qui lui, l’offrait encore une demi-heure plus tard à Kaska.
Cette fois, la fonction publique se remuait le dos.
Le dossier ne détenait qu’une page. Kaska en estampa deux plus. De la consistance, de la moutarde, le dossier s’épaississait, l’aventure prenait de l’ampleur. Son collègue n’avait certes rien d’inscrit de précis qu’une chose avait pénétré dans l’appartement d’Uméa et était repartis, mais il n’avait néanmoins pas oublié d’omettre le plus important, l’homme avait heureusement écrit l’adresse et l’avait de plus souligné en gras. Donc un nom, une rue, et une ville. Ce paradoxe rendait alors l’affaire encore plus attrayante et surtout moins compliquée qu’elle devait être censée l’être.
D’ailleurs Kaska fut ravis. Une demi-heure plus tard il pouvait enfin quitter cet établissement de banquiers ou de ministres et retrouver l’air de la rue. Il pouvait même prendre le bus, le ticket lui était offert par le contribuable.
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# Posté le mardi 02 janvier 2007 17:01

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