Jeff, après le vol New - York Londres, la correspondance Londres Belfast, sortit - bagages en mains - de l' espace réservé à la réception des valises .
Dans le hall, l' animation était très animée . Beaucoup d' allées et venues . Des attentes, des retards, et en longeant les premières pancartes tenues par les représentants des agences et des hôtels, il aperçut son nom . Alexander l' attendait . Une gabardine afin de se protéger de la pluie et un nom écrit au stylo sur un bout de
carton .
La pancarte lui étant destinée, Jeff s' approcha de l' homme . Deux regards de policiers se rencontrant pour la première fois, une poignée de mains, et Alexander s' annonçait .
- T' as fait bon voyage ?
Certes un peu fatiguée par le décalage horaire, Jeff joua néanmoins l' homme sûr de lui .
- Oui très bien ! J' ai mal mangé, le film était mauvais, mais autrement pas de problème .
En jouant l’ innocent par rapport à ce qui se passait ici, Patrick lui sourit gentiment, et il l’ invita ensuite à le suivre en lui proposant de porter sa valise .
- Et tu es au courant des nouvelles ?
Quelques secondes plus tard les deux hommes marchaient côte à côte, et Jeff avait plus tendance à regarder autours de lui que son interlocuteur, mais il répondit .
- Oui la fille ! Comme c' est bien dommage !
Puis une fin de phrase qui força sa tête à revenir sur lui .
- ... Et t' es sur l' affaire ?
La sortie automatique, qui ne se situait pas bien loin, les invitait, et le pouvoir perfide de Patrick de devoir répondre .
- Oui oui bien entendu ! ... Mais tu sais ; Belfast est une petite ville, et malgré tous nos problèmes l' affaire se transforme gentiment en l' affaire du siècle ici .
En traversant le perron, Jeff l’écoutait toujours . Ce meurtre, pour lui, semblait une affaire fréquente ; même pour une police comme celle de Belfast, et en recevant les premières gouttes de pluie sur sa tête, il continua .
- Comment çà ? Quelle affaire du siècle ?
Patrick, qui l' avait laissé passer devant avant de répondre, lui demanda de le suivre car il comptait visiblement s' exprimer sans aucun voisinage . Ils marchèrent une dizaine de mètres en direction du parking, et il reprit .
- Je parle de l' affaire du siècle ici, car une seconde victime vient d' être retrouvée morte dans un village ; à une cinquantaine de kilomètres de Belfast .
Jeff s' attendait toujours à tout, et ce n' était pas les cambriolages fréquents perpétrés dans son quartier natal qui le mettaient de mauvaise humeur le matin, mais bien les photos de filles égorgées . Des yeux ouverts regardant l' appareil et des bouches déjà blanches . Un élément pictural qui, certes, lui revenait assez souvent ; à savoir le souvenir d' une prairie sauvage non loin de Sherbrooke, au Québec . Lui et ses parents pique-niquaient ; un déjeuner sur l' herbe ; et en terminant son sandwich, il se leva et alla shooter dans son ballon de foot un peu plus loin . Il n' avait que huit ans . Ses parents le regardaient s' essayant à jongler et à exercer ses sens … Vint un tir un peu trop fort qui envoya le ballon dans la forêt . Le ballon ricocha sur un arbre et s' écrasa dans un buisson . Et sans perdre son entrain, il se précipita, et à la lisière il s' enfonça dans la forêt . Il fit quelques mètres en courant, et subitement il trébucha . Une chute un peu douloureuse, et en se relevant il se retourna afin de voir quelle branche l' avait piqué, et là son cœur tressaillit subitement, car ce n' était pas une branche, mais des jambes . Les jambes d' un corps allongé . Celui d' une fille . Une petite fille de la même taille que lui . Et devant sa personne, il n' osa plus s' exprimer . Une douleur terrible envenima sa conscience . Une bouche en désarroi, et en se déplaçant de quelques centimètres afin d' apercevoir son visage, il aperçus son sang coulé de sa bouche . Un visage terrifiant . Le visage d' un mort ; les yeux ouverts et regardant le sol à tout jamais .
En marchant, comme Jeff ne lui répondit pas tout de suite, Alaxander se retourna vers son visage .
- Alors ...
- Non ... Je me remémorais de mauvaises histoires ... Et pour le second meurtre, t' as des détails ?
Dans leurs délibérations, les deux hommes arrivèrent devant l' appareil à tickets . Alexander introduisit sa carte à l' intérieur, et en attendant que le montant s' inscrive, il reprit .
- J' ai téléphoné ce matin à un collègue . D' après les informations qu' il a réussi à recueillir, tout porte à croire que c' est le même homme qui a perpétré les deux meurtres . Même force, même étranglement, et comme pour le premier meurtre, aucun témoin n' a encore été signalé .
En causant il paya, enfila son porte - monnaie dans sa veste, et se retourna face à Jeff .
- On va aller voir ce qui se passe sur place, on verra bien .
***
« 18 Janvier 1992 : Ce matin j' ai repris le travail . Les toilettes afin de bien commencer ma journée, et face à la première lunette, j' ai repensé à mon week-end . Avec cette histoire d' avoir fermé tous les pubs, je me suis rendu compte qu' ils ont brisé mon samedi soir . Car il est évident qu' on se serait à nouveau rencontré au Manhattan . Donc une soirée de ratée, et du même coup mon week-end complet ... »
***
Au village, Alexander présenta Jeff à deux de ses collègues . Une collaboration latente derrière l' un des deux pubs et devant les poubelles où la fille fut retrouvée . Une police qui avait bouclé le quartier, une bonne dizaine de voitures, une bonne vingtaine d' officiels, et un froid persistant qui obligeait les hommes à laisser leurs mains dans leurs vestes .
- Il y a du nouveau ?
Alexander posa cette question à l’ homme qu’ il fréquentait presque tous les jours .
- Pas grand chose pour l' instant . Elle est morte autour des cinq heure du soir . Une fille du village . Elle se promenait souvent seule . Le pub était fermé, et va savoir ce qu' elle y faisait derrière . Tout porte à croire qu' elle s' était cachée là afin de fumer une cigarette . Il faut dire qu' elle n' avait que quatorze ans .
Durant cette brève conversation, Jeff s' était un peu éloigné, et en s' approchant de l' endroit il n' intercepta plus les voix . Les traces, elles se profilaient sous un tas de sac à poubelles d’ où émanait une odeur effroyable . Une petite arrière - cour où rien ne semblait vivre . Des vitres trop petites ou cloisonnées, un long mur s' opposant à la bâtisse, et au bord de la route, deux chiens patientant dans le froid . Sûrement alertés par l' odeur .
Trois hommes s' adonnaient à fouiller les décombres et à repousser les sacs . Jeff ne s' approcha pas trop ; juste de quoi afin de se donner une idée d' ensemble . Et en regardant ces hommes travailler, Alexander revint à ses côtés .
- Comme c' est triste ! ... La première maison habitée se situe à moins de trente mètres, et la famille n' était pas là . Un manque de pot pas possible, car la cuisine donne sur la cour, et la femme entend tous les moindres bruits provenants de là .
Sur cette affirmation, Jeff ne lui répondit pas et se retourna sur la maison en question . La première bâtisse d' une lignée de six maisons accolées . La fenêtre de la cuisine au rez - de - chaussée, et derrière plusieurs têtes se distinguaient . Les habitants du lieu regardaient la scène .
Jeff observa ces gens un court instant, et reprit .
- C' est vrai qu' avec l' inclinaison du mur qui rejoint le coin de la maison, ils ont tout loisir de voir cour ... Et il n' y a qu' eux ! La rangée d' arbustes gêne leurs voisins .
Alexander regardait les gens, mais l’ accent new – yorkais de Jeff le captivait plus .
- C' est vrai que c' est dommage .
Trente minutes plus tard ils retournaient à la voiture . Un petit tour d' horizon pour Jeff, encore des présentations, et ils repartirent .
Arrivé au centre de Belfast, Alexander lui présenta les immeubles administratifs qu' ils croisèrent, et sur la fameuse place, il se rangea, et en sortant il s' exprima .
- Manhattan !
Certes pas du tout impressionné par le peu d' immeubles qui l’ entouraient, Jeff, qui avait rejoint le trottoir, enfila sa veste . Une petite ressemblance et vraiment très peu d' Amérique .
- C' est vrai que vous avez les mêmes publicités sur l' écran .
Alexander soupira …
- Ouè enfin, c' est surtout à cause du club portant ce nom ... A cent mètres dans la rue, là - bas .
Et il leva son doigt contre l' endroit . Jeff se retourna sans grandes expressions, et Alexander, un peu la mine allègre, l 'invita à le suivre .
Ils prirent en sens inverse, marchèrent sur cinquante mètres, et les deux hommes pénétrèrent dans un pub .
A l' intérieur, une ambiance totalement irlandaise l' accueillit . Le pub était à moitié plein, et tous les hommes tenaient une bière noire dans leurs mains . Une brume, un réchauffement certain, et en s' approchant du comptoir, Alexander tourna son visage vers lui et l' interrogea .
- Une guinness ?
***
Patrick rentra de son travail à son heure habituelle . Chez lui il alluma la télévision, mit son training et chauffa une boîte de beans . Son dîner cuit, il s' installa au salon et commença à manger en regardant la série "Top modèles" . Quelques coups de cuillères, une petite dispute entre l' acteur principal et son père, et soudainement le téléphone retentit .
Comme Il n' aimait pas à être dérangé pendant sa série, il laissa plusieurs coups retentir, mais comme la voix semblait ne plus vouloir s' arrêter, il déposa finalement sa cuillère, se leva et alla décrocher .
- Allô !
Il répondit directement ; comme s' il s' attendait à un nouveau coup de téléphone anonyme .
- Allô ! Oui c' est moi ; Ellie .
La petite voix qui lui répondit le réveilla et refroidit même son dos .
- Ah, bonjour Ellie ! Comment tu vas ?
- Je vais bien . Mais ce sont les nouvelles qui me font peur . Elles ne me donnent vraiment pas envie de sortir .
- Les nouvelles ! Ah oui c' est vrai . Un second meurtre . Comme c' est triste .
Un discours un peu plus superlatif ...
- Et toi : tu es allé travailler aujourd' hui ?
- Oui bien sûr, comme d' habitude ... Et toi ?
- Moi non ... Je préfère me considérer malade en attendant que cette histoire se termine .
- Je te comprends ...
Encore plus superlatif ...
- Et pour ce soir : t' as quelque chose de prévu ?
- Non rien de spécial, je comptais regarder la télévision .
Encore plus ...
- Ben ... comme je m' ennuie un peu, tu peux passer chez moi . On bavardera un peu et on regardera la télévision ensemble .
Une affirmation qui, à cet instant, refroidit réellement le dos à Patrick …
- Ben ... ben oui ; il n' y a pas de problème . Je me prépare et je viens . Je serai chez toi dans vingt minutes .
- Ouè merci de ta part ... alors je t' attends .
- Ouè il n' y pas de problème ...
- Bien ... alors à tout à l' heure ...
- Ouè à tout à l' heure ...
La fille parlait gentiment et Patrick voulait faire de même . Elle raccrochât, et du même coup, une flèche vint se piquer sur les côtes à Patrick . Une pointe tellement aiguisée qu’ il oublia immédiatement sa série .
***
« 18 Janvier 1992 ( suite 1 ) : Bien entendu que je savais où elle habitait . Devant sa porte je sonnai, et même pas dix secondes après, elle ouvrit . Habillée d' une chemise de nuit blanche, elle m' embrassa et me laissa entrer . Au salon elle me fit asseoir sur le grand fauteuil - devant le télé -, et partit à la cuisine . Une minute plus tard elle revint avec deux bières . Elle m' en tendit une et s' assit ensuite à côté de moi ... »
***
La fille but une gorgée, posa la bouteille sur la table, et s' installa sur le fauteuil en repliant ses jambes contre elle . Patrick, lui, tenait ses jambes et son dos très droit ; la position neutre selon l' "ergonomic training" qu' il reçut en entrant chez I.B.M.
- Tu es de quel signe ?
- Vierge ... et toi .
- Taureau !
Taureau et vierge ; d’ où un petit rire de Patrick quand il reposa sa bouteille sur la table ...
- C' est marrant çà . Un homme vierge et une femme taureau .
- Oui c' est vrai ! Enfin, on ne choisit pas notre mois .
- Oui, en fait, si j' ai bien compris, on divise la population par douze .
- C' est exact !
En s' exprimant, elle s' étira afin de reprendre sa bouteille de sa main droite, et comme sa position n' était pas très stable, sa main gauche agrippa la chemise à Patrick .
Elle avala ensuite une gorgée et reposa la bouteille de la même manière .
- Et t' es né à Belfast ?
- Non à Liverpool . Mes parents habitent là - bas .
- Et ils font quoi ?
- Mon père est ouvrier d' usine et ma mère aussi .
- Comme toi alors !
- Oui !
- Et pourquoi t' es ici et pas là - bas ?
- On a une maison dans le quartier . On est revenu quand j' avais cinq ans et l' année passée mon père a perdu son travail . Alors ils sont repartis .
- Ah d' accord ... et t' as des frères et soeurs ?
- Non !
En l' écoutant, elle s' engagea à nouveau à reprendre sa bière, mais cette fois - ci elle s' agrippa plus fermement .
La bouteille en main, alors que Patrick se contentait de regarder la télévision, elle tenta de l' emmener .
- Et autrement t' as déjà fait l' amour ?
Evidement cette question le condensa . Une histoire au sens péjoratif afin d' étaler la sauce .
- Euh ... à vrai dire non ... mais je sais comment on doit s' y prendre .
- Comme tout le monde alors . Ou comme toutes les vierges .
- Un peu oui .
Sa voix, dans sa dernière affirmation, se brisa . La fille elle, le ressentit, et vint caresser son cou avec sa main gauche .
- Et t' as envie d' essayer ?
- Euh ... je ne sais pas ... oui .
- Alors on peut toujours essayer . Tu verras que c' est un acte très facile .
En répondant, elle approcha sa bouche sur la sienne . Très lentement . Un petit baiser ; et un second . Vint un troisième … Une perspective presque insoutenable pour Patrick, mais afin d’ assumer il tourna néanmoins son buste plus clairement sur elle . Une prise de position plus futile ; et au quatrième baiser, leurs deux bouches restèrent un long moment collées l' une à l' autre ...
***
« 18 Janvier 1992 ( suite 2 ) : Nous nous sommes embrassés durant un long moment . Je me suis ensuite mis à la caresser . Des gestes doux qui me tétanisèrent, et dans notre fougue, nous nous sommes mis plus à l' aise . Elle se baissa et je posai mon corps sur le sien . Mon pénis lui, se durcit et vint se frotter sur sa partie inférieure . Des gestes tendres afin d' animer nos envies . Beaucoup de petits baisés, des cajoleries, et dix minutes plus tard, durant un léger relâchement, elle profita pour se dégager et se leva . Sa main gauche m’ empoignant, elle m' ordonna ensuite de la suivre, et nous montèrent dans sa chambre .
Devant son lit, déjà préparé, elle m' invita à me déshabiller . J' exécutais, et en slip, elle m' ordonna de la suivre . Des draps en soie qui crispèrent ma main, ses mains me frottant toujours, et confortablement installés, nous nous embrassions à nouveau . Des caresses et des caresses . Elle enleva ensuite le haut de sa chemise . Deux minutes plus tard elle retira le bas, et les deux nus, nous nous miment gentiment à nous habituer à nous toucher . Elle mon pénis et moi sa touffe et ses seins . Une allégresse qui dura bien vingt minutes, et soudainement, avec sa main, elle tira mon pénis contre sa touffe, et l' inséra dans son vagin . »
***
Il est évident que la fille prit plaisir . Patrick se donna de tous ses muscles . Des crispations et des relâchements afin d' inviter Ellie à jouir le plus possible et le plus longtemps possible . Des changements de positions toutes les cinq minutes et un pénis qui ne se relâcha pas . Les remuements du corps à Ellie qui brisèrent ses veines . De petits cris à chaque pénétration profonde . Une jouissance certaine pour les deux êtres, et après trois heures, le couple s' estompa . Ils en profitèrent pour se reposer et dormir même un peu .
Dix minutes plus tard, pendant que Patrick n' en revenait toujours pas, elle se leva, s' habilla et quitta la chambre . Lui se reposa encore un moment, et dix minutes plus tard, il descendit au rez - de - chaussée . Devant la cuisine, il rejoint la fille qui préparait le dîner . Un petit baiser, et elle lui annonça .
- Maintenant il faut que tu t' en ailles . Mes parents vont arriver .
Ils venaient de baiser, et Patrick n’ avait rien à redire, alors elle l' emmena vers la sortie . Elle ouvrit ensuite la porte, et en le laissant s' en aller, elle reprit .
- Je te téléphonerai .
***
"18 Janvier 1992 ( suite 3 ) : Chez moi, ma dernière envie a été de me branler . Mon pénis était tout rouge . Des lobes de sang qui m' emmenèrent à comprendre que l' amour était plus fort que la branlette ."
***
Toujours en chemise de nuit, Ellie chauffa une boite de beans . La nourriture cuite, elle l' étala sur une assiette et alla s' installer au salon . Le film du soir avait déjà commencé ; "Taxi driver" ; un film qu' elle avait déjà vu . Des coups de cuillères entre chaque scène, et soudainement, de derrière, une main vint se coller sur son épaule . Une poigne inflexible et sûr, et comme elle s' y attendait, elle ne se retourna pas .
- Alors ... t' as aimé ?
L' homme, qui semblait regarder film, ne lui répondit pas . Il colla ensuite sa seconde main sur sa seconde épaule .
- Réponds ! ... Je t'en prie .
Mais l' homme ne lui répondit toujours pas ...
- T' as pas aimé alors ... Mais je te signale que c' est toi qui l' a voulu ; pas moi .
Encore quelques secondes, et la voix de l' homme intervint .
- Je ne t' ai rien dit . T' as fait ce que je voulais que tu fasses ; c' est bien !
Ces deux mains l’ oppressaient . La fille déposa alors sa cuillère et rapprocha sa tête sur l' une d’ elles.
- Et maintenant, c' est à mon tour de te faire jouir . On va y aller maintenant ... Viens .
Envenimé par cette puissance, l' homme retira alors ses mains et la fille se leva sans attendre . Debout, en face du grand Duncan, elle rabaissa son visage en signe de soumission . Lui, ramena sa personne contre son corps, et la fille l' enveloppa . Ils grimpèrent ensuite au premier, et dans la chambre, en face du lit encore tout défait, Duncan se déshabilla . Ils retira sa chemise et ses pantalons pendant qu' elle le regardait faire ; tout émue de voir son maître se préparer . Une affection stridente qui l' obligeait à se faire toute petite et à ne rien dire sans son consentement .
En slip, il la prit par la main et l' emmena se coucher dans le lit . En place, ils se regardèrent quelques instants, et l' homme se mit à la caresser pendant qu' elle le laissait faire . Quelques attouchements très précis, et l' homme lui retira le haut . Il vint ensuite se poser sur son corps, et avec une main, il lui retira le bas . La femme, durant ses émoluments, tentait de lui assurer sa dévotion . Encore quelques caresses, et les deux complètements nus, il l' invita à écarter ses jambes ; ce qu' elle fit . Des mouvements très prompts afin de montrer qui commandait . Une prise de pouvoir indéniable sur une femme qui tentait d' éviter toute erreur, et comme l' homme tentait de bander correctement, elle l' aida en lui caressant le pénis . Quelques frottements brusques afin de se mettre à l' aise, et lui - même retira la main d' Ellie, et pénétra .
Crispé, Duncan tendit alors tous ses muscles . Il était bien plus grand qu' elle, et en commençant à s' agiter, sa tête se profilait bien plus en avant que celle de la fille . Une concentration qui l' obligeait à regarder contre le mur d' en face, et ainsi pour ne plus apercevoir la fille sous son coup . Une trentaine de mouvements appliquées . La transpiration de l' homme commençant à saillir, et soudainement, après un souffle brusque, il se retira . Il releva son corps, la regarda, et intervint .
- T' aimes pas ?
La fille, qui avait très peur, osa lui répondre doucement .
- Mais si j' aime . Viens ... C' est bien ! On continue ...
L' homme avait reposé ses fesses sur ses talons et la regardait piètrement .
- Non t' aime pas ! Je le ressens .
- Mais si j' aime ! ... Viens .
En toutes noblesses elle tenta de venir le toucher avec une main . Lui, la repoussa directement . Un geste brusque afin de lui faire comprendre que cette solution était bien trop facile . Encore un regard ; très nerveux, et Duncan se retira . Il sortit du lit, ramassa son slip, se leva, et en l' enfilant, il reprit .
- J' aime pas quand t' aimes pas . Tu dois m' aimer . Ta vie m' est destinée, et tu le sais .
- Mais si j' aime ... Viens ... On vient à peine de commencer .
Nerveux, l' homme ne l' écoutait pas . Il marcha jusqu' à la porte, ramassa ses affaires, et reprit presque en criant .
- J' aime pas quand t' aime pas ! ... Tu comprends !
Plus doucement ...
- T' as pas d' issue . Tu dois m' aimer . Aimer que moi . Ne voir que moi . Faire l' amour qu' avec moi . Souffrir . Te soumettre . Pleurer en me suppliant . Te coucher à mes pieds . T' excuser sans arrêt . Quémander afin que je ne te batte pas . Mettre ta ceinture de chasteté que tu devras porter pendant mon absence . Rester à la cuisine pendant que je regarderai la télévision . Sortir que quand je te le demanderai . T' as compris !
La fille, apeurée par ses propos, n' osait pas lui répondre ...
- Maintenant je m' en vais . Mais je reviendrai et tu devras être là à m' attendre . T' as pas d' autre issue .
L’ homme jouait certes, et dès sa dernière phrase dite, il la regarda piètrement pendant quelques secondes . Il se retourna ensuite sur la porte, traversa la pas, et partit .


