CHAPITRE 16
Le seizième . Le quatorzième . Le premier . L' histoire sans fin ... Après les avoir quitté, pendant qu' eux aussi se quittaient ; dans l' atrophie des quartiers et des arrondissements ; je me suis bien empoté . Une géométrie sans faille pour une leçon de piano . A l' irrésistible arithmétique, au français et aux devoirs d' histoire . Pour une plagiaire et des vacances sans compter ; et après vingt ans d' écolage . Qu' une frustration à même les diplômes . Si je puis les appeler ainsi ; les miens ; qui ne sentent même plus l' odeur d' une capacité intellectuelle . Pour m' en tenir à cette cité d' étudiants ; que j' abhorre maintenant, même comme une culture générale . Bien lointaine . Et qui me dit que ce ne serait pas, par hasard, mon infante ou ma finesse ; de me disgracier ainsi . A trente ans ; l' âge où l' on cherche à se marier et non plus à penser . A s' agrandir . Pour qu' un jour, on me reconnaisse comme loyal et bon . Homme heureux au plasma synthétique . Au silence éternel ; pour en avoir trop dit et qui me contribue à avoir déjà tout entendu, tout vécu . A l' impasse d' une séparation entre le monde qui apprend et le monde qui donne la leçon . D' une foi à s' en donner le coeur net ; d' une nourriture terrestre ; pour ne lire que le journal, les news, et passer ses dimanches à table, la famille au grand complet, à se raconter des maximes bien de chez nous . Le travail du vivant ; sans trouble ; sans infortune ; sans femme qui s' en va, sans fille qui s' aligne tous les mecs du village et sans fils de trente ans toujours
puceau .
Maintenant nous sommes le matin . Hier soir ; devinez ; je me suis pris une chambre une étoile . Presque le Ritz . J' y ai déposé tout mon argent . Tout mon oseille pour y perdre ma tête dans une baignoire où j' y ai joué les héros . Plus de deux heures dans un saloon à boire sans compter et à fumer à ne plus sentir ma cervelle . A débiter des conneries devant la télé et devant la fenêtre . Un festival du mensonge . Une nuit de plus seul ; mais libre . Sans accent . Sans ponctuation . Et avec la sérieuse compassion de n' être plus poursuivi . De n' être plus regardé . Et dans les yeux ; comme elle le faisait si bien . Il y a des années, alors que je recherchais réconfort et commodité avec la féminité . Pour m' y plonger ensuite dans une estime à tout lui raconter : à savoir mes victuailles et mes présomptions . Qu' un bel amour que c' était et à m' en souvenir pour toujours ; de part ces beaux temps et ces jours de pluies . Au bord des rivières où nous ne faisions qu' un . Elle avec ses belles robes et moi qui pleurais, après avoir trop bu ; de ce tourment de n' avoir rien à aimer . Pour une vie ridicule ; au sens large . Et à la configuration latente qu' est un produit de beauté , conçu afin d' attirer l' homme . Afin d' attirer sa monture à la perception . Au contentement qu' est l' attirance, sur mon imagination riante, et pour un je ne sais quoi ; qui deviendra un jour ma femme .
Je me suis alors réveillé . J' ai descendu les trois étages, rendu ma clé, et me voilà à nouveau dehors ... Un beau ciel bleu . Tout neuf ; tout propre . Avec quelques lignes tracées par le Paris - Nice, le Paris - Ibiza, et le Paris - Izmir . Une belle rue aussi ; qui ne sent plus le renflouement . L' apitoiement . Et mes flatteries . Mais qui sent maintenant les roses du printemps . Les roses de l' évasion ; d' une main tendue que je pourrai prétendre au bord du périphérique afin de me faire embarquer en direction du sud . Du soleil . Des péages . Des aires d' autoroutes . Afin de finir en tente au camping des flots bleus ; à ... je l' ai déjà dit deux fois ...
SAINT - TROPEZ !
Vu que la rue n' active aucun troquet, je me bouge un peu . Je prends contre le sud . Un traité d' économie bien tranquille . Au bout, une seconde, une troisième, ou une quatrième avenue, depuis mon départ, s' effile jusqu' à l' horizon . Des voitures à n' en plus compter . Des phares qui clignotent dans tous les sens . Et un monde ; pour sûr ; un monde . Qui s' attarde . S' agenouille . S' arrête par groupes . Et qui n' en finit pas . Pour transiter ; au pied du mur ; comme toutes les autres fois où je me suis tonitrué la tronche afin de paraphraser une ambiance que le tout à chacun connaît ; comme une vie moderne et à l' intérieur de villes modernes .
Quant à mon asthme ; rien de nouveau . Il se cherche, comme moi ; à trouver le calme . Et me dire ; ça va venir . Car dans ce couffin, les offices publics ne manquent pas . Je peux en apercevoir même une dizaine . Presque à s' aligner . A se vendre au plus offrant . Un diminutif qui ne me prend pas et qui même, m' oblige à continuer . Pour avancer, comme je le fais en ce moment ... Et quand j' arrive au bord du prochain passage pour piéton, je le traverse . Au bout, je marche une bonne vingtaine de mètres . Je passe aussi - et sans m' arrêter - devant une librairie biblique complètement vide . Et, arrivé devant un restaurant normal ; soutenu par une brasserie et un bar en bois ; je ralentis et pousse contre l' intérieur .
Dedans, les cafés sont servis tranquillement . La majeure partie aux tables . Entre un style boiserie à l' ancienne et une marbrerie d' après guerre . Une trentaine de tables en tout et pour tout . Habité par des gens simples . Des salariés et des retraités . Des honnêtes par purs principes . Et servis par un long maigre , s' effilant par caprice à ne pas s' énerver . A pas tempérés ; d' un matin gris . Comme le barman ; qui bâille de temps à autre en profitant de son accent parisien à tout faire craquer . Et pour causer à deux autres parisiens, accoudés au comptoir et buvant chacun un café .
Pour ne pas faire d' histoire, je m' approche du bar et m' accoude . Là, un autre homme prend peine à lire le journal . Un petit moustachu avec une calvitie bien avancée ; portant un costard vert foncé des années cinquante . Sa lecture se distingue de par des trépignements avancés ; des sourcils qui froncent à chaque changement de grosseurs de lettres . Et des parties qu' il délaisse, pour passer à la suite en changeant de pages ... Pendant que je le regarde sans en vouloir à mon tempérament . Le barman s' avance vers moi . Je lui commande un café . Il me l' amène ensuite, et, avec la quittance, qu' il dépose à côté de la sous - tasse . Puis il se retire pour redonner coeur à sa discussion .
Avant de le boire, je consulte la quittance . J' enfourche ensuite mon pantalon . Tire mon reste de monnaie, trie les pièces et dépose le montant correct sur le ticket ... Et quand le compte y est, j' avale une rasade ; bien noire .
La tasse reposée, je repense à moi . Et je remarque que je ne sens plus trop ; que mon bain m' a fait du bien, et a, pour le peu, lavé ce costard . Rétrécissant ; et qui, d' un côté, me va très bien . Vu le changement de niveau qui m' a amené . Ma progression parmi les hommes . Et ma soif de vivre ; qu' est maintenant, bien quatre fois plus grande que celle que j' avais il y a trois jours . Avec mes amours ; ma prétention de ne plus être un pauvre type . De jouir de mon orgueil ; pour la tête que j' ai et pour les conneries que je raconte . Et à m' en déplaire si elle en choisi un autre ; pour sa puissance morale . Que je ne dénigrerai pas ; de sûr ; pour aimer à raison d' être . Et pour surprendre en bien . Faire plaisir à une petite des îles ; une crève - faim ; qui serait plus qu' heureuse de voir arriver un européen la ramener dans son hiver . La présenter à ses amis ; pour qu' ils puissent dire : Ah le pauvre type ! Avec ferveur, comme une juxtaposition moribonde entre eux et ma tête . Mon honneur de lancer des phrases ; sur le mont des nantis ; à me faire publier ; pour qu' on dise un jour : Le pauvre, il s' est auto - édité ! Dans le sens contraire de mes capacités ; pour éventuellement me lire et n' en penser rien qui vaille . Juste le regard de ma belle dame ; qui peut - être, comprendra tout ; tel que mes poèmes, mes recopiages et le désastre d' une vie . Le trou noir ; dénaturé ; comme mes incorrections . Et comme un poème que j' aime bien ; écrit par Jim Morrison : " You must in to me . Into my womb garden where I peer out . Where I can construct a universe within the skull to rival the real . "
Autrement, il ne serait pas m' enfoncer si j' affirmais que lui était bien plus beau que moi . Et en anglais ! ... Mais là n' est pas la question . Car, à côté de moi, l' homme dépose son journal sur le comptoir . Il a fini de lire . Alors, avec courtoisie, je m' octrois à lui demander si je puis l' emprunter . Il me fige d' un regard illustre . Et accepte . Je le tire alors contre moi . Le bloc replié . Je le retourne ; et, en demi - lune, je me fige sans conscription . Une belle peur ! Car la page d' avant garde parle d' un nouveau massacre . Cinq personnes en tout . Assassinées dans un appartement ; et à Barbès . Et avec, comme image, le corps étalé du barbu, baignant dans une marre de sang de quatre mètres carrés . Le crâne presque arraché . Par des balles . De gros calibres . Sous un décor de charogne qui hume à même la page . Avec son bureau derrière, écrasé au sol . Et ses livres, éparpillés partout et tout autour de la seconde personne morte . Griffée à deux mètres de lui, dans le visage a déjà été recouvert . Sur un effroyable corps, complètement mou, effacé par des traces de tortures et de désapprobations . Jugé pour l' inutilité de sa vie . Pour l' inutilité de sa lecture ; de son roman inachevé . Et pour inutilité de son appartement ; trop dégouttant . Trop puéril . A l' instar d' une mort à compte d' argent et d' honneur . Pour finir troué sans raison qui puisse valoir sa terre . Ses immondices . Sa cruauté . Et son emploi du temps, engorgé par une fumée mystifiant les ténèbres, à joyaux apocalyptiques .
En lisant cela, mon ventre se remet à nouveau a gargouiller . A grelotter comme quand je skiais en montagne sans gants . La frayeur ! Qu' à me demander pourquoi ils ont fait cela . Et qui ? Par bon sens : qui ? Par pur préjudice qu' ils m' ont suivi et me suivent encore . Ou de par le coup de téléphone envoyé par le fonctionnaire . Le trip à cent à l' heure . Le suicide collectif ou le règlement de compte . La table ronde . Les jours sans fin . Ou le malheur des uns peut - être . Pour finir où ? Dans l' appendice des pages de gardes . Ou sur la première des pages . Comme c' est le cas aujourd' hui ; afin de m' empêcher de survivre . Et m' inciter à la mort ; au camping peut - être . Celui des flots bleus ; pendant que j' achèverai ma dernière page . Une balle dans le ventre . Une autre dans la bouche qui ressortira par la nuque . Afin de laisser jaillir un pur sang de Suisse . Ma banque de données . Esclaffé contre un mur et noircit par l' explosion qui s' en suivra .
La gorge sèche, je finis ma tasse en contrôlant que personne ne m' observe . Les yeux ratatinés, j' ouvre ensuite le journal en grand . Un pressentiment pour sûr, car l' article part comme cela : " Règlement de compte à Barbès " . Avec, ensuite : " A six heures du soir, hier, une bonne vingtaine de coups de feux ont retenti dans un appartement . Cinq cadavres ont été retrouvés par la suite . Le propriétaire du lieu, deux hommes, un ancien commissaire de la criminelle et une jeune femme de dix - huit ans . "
Ô que bien mal lotis, je continue . Ils expliquent ensuite que plusieurs sortes de cartouches ont été retrouvées . Tirées à bout portant . Pour qu' ils finissent en racontant que la police n' a toujours pas donné de précisions . Qu' une enquête a été ouverte . Et que plusieurs pistes sont à prendre compte ; comme celle de la drogue, du trafique d' armes et celle du ripoux à la solde du grand banditisme . Avec des explications bien aléatoires . Convainquantes à trente pour-cent . Et des configurations, en troisième page ; montrant deux autres photos de la chambre ; en expliquant en gros de quoi vivait le gros et le trafiquant ; la carrière du fonctionnaire ; d' où venait le pauvre type ; et qui était réellement la fille . Et à savoir, pour celle - ci ; que cela faisait deux ans que ses parents la recherchaient . Une fugue sans retour . De son Dijon natal . Un petit bled trop loin du centre ; là où l' ennui règne . Et où ; comme le dit si bien le journaliste ; là où l' on ne trouve pas d' âmes assez attractives pour satisfaire son savoir dans l' esprit, pour l' amour de l' essence qui se trouve ailleurs .
Placardé à mon sort, je me retourne alors sur l' homme, qui lui s' en va . La tremblote en tous sens . Et la transpiration qui dégouline . De partout . Pour me dire que c' est à nouveau la fin ; la fin du monde qui recommence . La fin d' une épopée ; du ridicule ; à l' instar de mon cher, qui lui a préféré délaisser son journal à mon insu . Un espion bien entendu . Pour me rendre obligeance à me fragiliser ; à mon sort . Mon sortilège ; et à une survie dans un Hollywood rempli de femmes et de gangsters . La mafia par tous les moyens ; qui remonte . S' en ressort . Pour en arriver à se demander à quel niveau se situe l' art ; la renaissance ; d' une guerre ; qui jubile entre quatre murs et devant une loupiote de photographe .
Délaissé, je le regarde sortir . Son pas gît ; la mouche ; comme pour me faire croire qu' il est pressé ... Dans sa vertu, il referme ensuite la porte derrière lui . Peut - être pour les courant - d' air . Et il s' en va contre la route ; et à s' y méprendre, en arborant un spasme qui relate clairement l' épreuve du temps .
Je le regarde jusqu' à le perdre de vue, et me retourne face à mon journal . Et devant ; rien n' a bougé et rien ne bouge . Mes mains tremblent . Ne se sentent plus . Mes ongles ; noirs ; trépident . Je sais que j' empeste ; les gens se détournent ; me prennent pour un nouveau . Sans issue . Et face à des nouvelles qui n' en disent pas long . A me bruire des vérités ; comme celle de l' existence de la jeune fille . Que j' ai imaginé au mont le plus aigu de ma pensée et détourné dans sa stricte réalité, pour me croire maintenant devin . Ou apôtre ! Ou au détriment d' autre chose ; afin de me pavoiser à une croyance . Car pour sûr que je rêve ; je l' ai déchiffrée la fille avant que le crime se fasse . Elle ; dans son pieux ; s' allumant chaque nuit avec la barbe jusqu' au matin . Et bravant l' invincible pour ces regards d' hommes déprimants ; qui jouissent ; dans leurs mondes à n' en plus finir, pour se voir la pousser dans le cloître d' une église quelconque, afin qu' ils puissent dire un jour : OUI, j' ai été marié ! Deux enfants . Avec une soucieuse que j' ai sortie de la merde . De la drogue . Et qui m' a quitté il y a déjà dix ans .
Brimé ; je continue ; je tourne encore une page . A l' autre, le sujet change et je remarque qu' ils n' ont pas fait l' allusion entre cette affaire et celle du président des Etats - Unis . Une considération affligeante certes . Pour qu' elle puisse rester en première page . Sur des faits ; qui ne tourne pas ; à s' en dire ; et pour imaginer qu' une constitution se serait mise en place afin de dérouter tous les propos et toutes les mauvaises langues . Une avanie, dans son enveloppe ; qui me rappelle à nouveau la petite histoire du brave pauvre type, dont l' imagination s' est fertilisée à vaincre une peur, et un nom, sans augure, que personne ne connaît, mais qui relate l' amnistié, ou le vendu d' une nation . Et quand je parle de nation, presque tout me revient ; de mon enfance à mon armée ; pour me dire : maintenant, ça y est ! La main noire va me prendre ; m' épouser au plus haut de mon sort . Et me dire ; mais brave gens ; c' est toi le coupable et pas les autres . Pas le gros . Pas le commissaire . Et ni le jeune pigeon ; que t' as bien volontiers voulu livrer au plus malséant . Non mon cher, le pigeon ; c' est toi ; et toi seul, et qu' on va pendre afin de faire connaître aux autres le sortilège qui les attend s' ils essaient de chercher une autre issue à leurs vies déjà pourfendues, et déjà condamné aux devoirs primaires qu' on leur consent à dire : mais c' est la vie !
Le nez en bas ; presque au sol ; je m' efforce de me contenir . Je résiste à ma façon . Des gouttes en viennent même à tomber ; pour s' écraser contre des sous - titres . Sur mes côtés, je ne ressens aucune présence m' apprivoiser . La vie s' active normalement . Les gens circulent ; causent bruyamment ; et sans se soucier de mes problèmes factices . Le barman lui, n' en dit pas long ; il reste à causer avec ses deux camarades, qui s' obstinent par à - coups de virulence, à hausser de temps à autre la voix . Et derrière, aux tables, rien ne bouge non plus ; le monde bois ; je les entends ; respire, à s' y méprendre ; et dans le feu d' une atmosphère, quoique, bien tranquille pour la saison .
La transition passe alors . Quelques minutes de silence . Pour moi - même . Mes yeux crissent ; pleurent aussi . Je referme le journal . Le replis pour le prochain et le dépose à côté de ma tasse . Je me regarde ensuite, en travers les fonds de bouteilles vides, alignées sur un monticule en bois qui longe le mur qui m' oppose . Et là je dis ; mais ! Il est temps ; temps de s' envoyer . De se rendre à l' évidence . Aller dire au revoir à ma mère . Dire au revoir aux personnes qui m' ont tant détesté . Et prendre la première personne qui me mate ; pour lui dire : O. K. , je me rends ; assez joué ; amène - moi chez ton chef ; qu' on me guillotine vite fait ? Allez ; faits - le ; pour moi ; fonctionnaire ; j' ai assez donné ; et je crois que je le mérite !
Dans son sens ; ce raccourci est la première chose qui me vient . Le vent de la confusion . Ma tasse vidée plus de trois fois ; je me reprends néanmoins un peu . Je regarde l' heure . Et, comme d' un grand comble, je me soulève . Le sol craque . Ma circulation se vocifère . Puis, exténué par la noblesse de leurs plans, je m' active . Je me retourne . Sur la route . Je me remets à marcher . Mes pas ; virulents ; me virent à la situation qui ne tue pas . Ma salive ; je la ravale . Et quelques secondes plus tard, j' arrive à la porte . Je l' ouvre . Sors du bistrot . Referme la porte derrière moi ; pour les courants d' air . Et ; quand le vent me retombe dessus ; je pique une grande démangeaison et envoie en travers toute l' assemblée une criée au mémorial à ma jeunesse .
- Mais allez - vous faire mettre !
***
Au pinacle de cet état d' esprit, je reste ensuite quelques secondes à me faire regarder de par tous les bords qu' il soit . Des petits yeux de sournois, qui en disent, que bref ; le mec doit en avoir reçu une sur la tronche . L' homme qui a tourné ; pour être plus clair . L' homme maintenant sale ; perdu à des causes sociales et que le monde distingue comme une nouvelle forme d' appareil à mendier, à voler et se rendre intéressant sur les bordures des couloirs de métro ... Et si j' en dis long, c' est qu' une vingtaine de personnes ; surtout en terrasse ; se prélassent à ausculter l' individu de plus près . Une rigolade discrète ; tout à fait compréhensible, vu la connerie que je viens d' omettre . Et quand je parle de connerie, j' entends par - là ; que mes faits, hier soir, ont été d' un ridicule quasi inadmissible . L' idiot même ; pour m' être enfui, dès que les deux se sont séparés ; alors que quelque chose d' autre allait se passer . Le dingo ; pour m' être décidé de m' offrir une bonne nuit d' hôtel ; alors que tout allait commencer . Et qui me laisse maintenant ; et à nouveau ; dans le noir total . Dans la totalité de mes citations ; du grotesque que je suis ; du nul . Ô oui ; du nul ; et à cent à l' heure !
Afin de ne pas rester sur la ligne de mire de ces infidèles, je me déplace néanmoins un petit peu . Un petit layon à ma vocation . Une route, une avenue et des palmiers ; pour, arrivé au coin de l' immeuble, tourner sur ma gauche et suivre mon itinéraire sur un nouveau dallage ; gris foncé .
Là ; je m' obstine à nouveau . Et il en vient que j' ai fait une belle connerie, hier . Car, s' ils m' attendaient ; eux : ils ne les ont en tout cas pas ratés . Et en plein dans le mille . Dans le milieu, surtout . Afin de ne laisser aucune trace au niveau de je ne sais quoi ; peut - être pour moi ; afin de me voir pendre sans témoin qui oserait relater l' histoire dans trente ans . Ou pour le commissaire ; la fille ; le barbu ; ou autre ; à qui, tout reste dans l' illusoire . Pour m' avoir suivi ; ou suivi le fonctionnaire . Et pénétrer ensuite dans l' appartement afin de tous les flinguer . Ou aussi ; comme je le pense ; les descendre les uns après les autres, pour les transborder ensuite sur le parchemin d' un simulacre . Le coupé - coutre . Parfait . Et à la chaîne . Comme à l' usine ... Ou encore, la feinte toute bête ; pendant que tout le monde est sorti, on entre, on kidnappe la fille, les deux autres reviennent et on les flingue tous les trois . On attend ensuite ; le loubard s' énerve, ne voit pas revenir le jeune, s' inquiète, se demande, et pour finir, se bouge du côté de l' appartement, tandis que plus loin, le fonctionnaire, à vue d' oeil, l' aperçoit ; le suit alors, monte les marches, et tombe sur les bandits qu' ont fait le carnage . Et keep out, le travaille traité de manière professionnelle .
Comme j' avance, ma drague s' ourdit . Mes pattes ; en longueur d' onde ; me font de moins en moins mal . Et c' est plutôt le bide et la tête qui sont en train de ramasser . Surtout le foie . La rétine ; celle qui démange ; qui créer le mouron et la déprime . Car, dans mon audace, j' en suis encore à me demander si on me suit
réellement . Si on m' oppose à cela ; et si réellement, mon histoire ne ferait pas partie de mon imagination la plus claire ; et avec, maintenant, cinq innocents morts à cause de mes feuilles de choux . Dont deux jeunes ; pas encore mariés ; et qui auraient pu se rencontrer dans d' autres circonstances que celle -ci . Comme un beau mariage et non pas un beau carnage ; que j' ai rendu public, et à l' instar d' un homme qui buvait son canon tous les jours à la même place, d' une fille qui cherchait quelque chose, d' un écrivain sans éditeur, d' un revendeur à quatre sous de l' heure et d' un jeune homme, comme moi ; qui aurait du passer son chemin au lieu de se faire ramasser, là ; alors qu' il comptait trouver autre chose afin de ramifier sa gloire à ne pas être lu et entendu .
Quand j' arrive au bout de la rue, je me retourne, afin de les apercevoir ... Mais rien ! Que du vent . Que de l' air . Pas une seule marque . Je soulève alors ma tête afin de m' y figurer ; sur les toits ; ou en hélico . Je passe pour cela, en revue, tous les coins et toutes les cheminées . Un travail d' équilibriste qui me prend pas mal de temps . Et de courage ; car ; après une bonne dizaine de secondes, je me rabaisse et repointe mon faciès sur la rue ... Le temps passe à nouveau ; mais personne . Que du silence . Et quelques personnes . Inaudibles . Qui n' ont pas l' air de se soucier de moi ; pour que je morfonde à tout leur raconter . Et à leur dire qui je suis vraiment ; dans mon instance, pour avoir imaginé une belle connerie qui a fait cinq morts .
Ma transpiration dégoulinante, je continue ensuite . Le trip a vraiment commencé, que je me dis . Alors que je m' étais imaginé de m' en sortir, me voilà à nouveau entre les mains du méchant . Dans le noir complet . La déroute . L' abreuvoir du médiocre . Le néant ; et à cent - quinze pour-cent . Pour ne plus quoi trouver à dire . A penser . A me démystifier face au contenu des autres personnes . Et à imaginer ; pour mon moi - même, qui ne doit sûrement pas exister et qui doit vivre à longueur d' année dans le mensonge . Dans l' oubli d' un idéal, et d' une réponse ; qui m' en vient à me l' offrir tout seul . Pour ma parlote ; et jusqu' à me vendre, dans un lointain irrésolu . Exponentiel . Et qui me dit parfois : mais où est le rêve et la réalité ; car, très humblement, je me suis mis à parler tout seul . A gravir ma pensée sans aide et dans l' hypnose d' un copinage me criant le silence des impies ; des ingrats qui ne servent à rien .
En arrivant sur la prochaine rue, je prends sur ma gauche . Pour la suivre, qui elle, est encore bien calme . Une tranquillité à l' habit de star ; dont sa pâlisse est de n' avoir pas de magasin dans ses environs . Que des immeubles à appartements . Chics ! Grands et perspicaces .
Je me laisse alors aller . Et dans ma torpeur ; après une bonne centaine de pas, je me retourne à nouveau ... Et là, comme tout à l' heure ; rien . Que du vent . Que du bide ; à l' air . Pour des passants . Et des habitués du lieu ... Alors je continue . Je marche encore sur une centaine de mètre et me retourne . Et de nouveau, le néant complet . Le silence en grande marge . La bifurcation à droite . Pour ne pas dire je t' aime ; à ma belle
destinée .
Dans mon aspérité, mon déclin s' achemine ensuite . Une autre rue . Un peu plus grande . Peut - être une avenue ; avec des voitures qui rembarrent l' espace dans tous les sens . Et des femmes ; à n' en plus compter, qui portent toutes des mini - jupes à couper le souffle . Et à couper le coeur ; pour moi, qui pour l' instant hésite entre le suicide collectif et me rendre tout simplement, et sans hésitation . Car ; je vous le dis ; à me trouver au plus mal, ben je m' y trouve . Et en plein dans le mille ; car à force d' hésiter, mon sang s' est durci ; s' est flagellé de façon irrémédiable . Pour en arriver à en primer ma gloire, sur ce que j' appelle : de la trahison envers mon devoir de libre penseur et de révolutionnaire .
Quand j' arrive au tournant du prochain carrefour, sans même visionner ce qui se passe autour de moi ; je la traverse sans rien dire et repense à cette chose . Cette araignée qui ne vit peut - être que dans ma tête . Et qu' à l' intérieur de toutes ces histoires que je m' étais inventées . Une oeuvre pour en parler plus longtemps ; à ce livre qui ne tarde d' arriver et qui me ronge . Les tympans . Pour aboutir à ce fait et pour ne plus penser qu' à cela . Qu' à cette perte de jouissance . A cette époque où je m' étais averti de ne plus tomber amoureux afin de ne pas voir mes cendres s' effondrer pour des agates en velours ; satinées ; pendues à des lèvres rouges, cristallisé ; dont l' enveloppe d' émeraude s' ouvre à une présence nocturne trop insignifiante pour m' attarder aux plagiats d' un regard à l' auge fragile .
Et à en venir à bout ; moi, l' homme, je m' efforce . Le petit être ; dont l' envie serait de devenir quelqu' un . Pour une histoire, une mélodie et non pas pour une utilité quelconque, dans les entrailles d' une succursale . Ou sur le pavé ; à casser du caillou à longueur de journée afin de nourrir une famille . Un semblant . Et à une femme ; que j' arracherai dès la fin de ses études . Dans l' oubli d' une fabulation ; sur la vie que je comptais m' offrir . Telle une toison d' or ; d' orgueil et d' argent ; pour me retrouver comme à l' accoutumée, sur le tapis . Sur ce sol noir ; ingrat, sans pitié, sans faveur et sans pourboire . Dans l' avènement d' une géographie prospérant qu' aux endroits les plus froids . Comme ma déambule, se pourvoyant d' aucune adresse, aux mourons qui vit en moi ; et sur le parchemin qui dessine ma vie ; pour être né Suisse, à Paris, et pauvre de
soi .
Sur ce conte, ma marche se confirme . Qu' une droiture . Pour m' affirmer . Me vendre à moi - même et pour arriver sur un nouveau boulevard, qui lui, me donne des idées . Et très claires ! Nettes ! Jusqu' aux endroits les plus sombres de l' infini ... Et oui, que je me dis soudainement : et pourquoi pas ! Pourquoi pas tenter le diable ; affronter le néant . En tentant le tout pour le tout . En tentant d' aller voir ce qui s' y passe vraiment dans cette mansarde à coups fourrés . De là où l' homme est parti ; pour se faire ensuite abattre . Car, de sûr, maintenant que j' y repense ; tout doit venir de là . Et quand je dis tout, c' est tout : de l' assassinat aux cinq meurtres, en passant par ma personne . Car je m' affirme, pour sûr ; et confirme ce boute - en - entrain . Cette association de malfaiteurs, qui me suit, me dirige, me convulse et me force à rester fidèle . Et les raisons ? Toujours inconnus . Peut - être cherchent - ils un héros . Ou une statistique . Car, pour quelles raisons leurs droits sur moi ne me seraient pas confinés ? Je ne suis rien ; ils ont tout ; ce qui résulte à un schéma bien trop facile . Et autant pour moi que pour eux ; pour qu' ils puissent se dire, mais on le garde ; et avec, comme seule raison apparente ; l' aspérité . La justesse des leurres . L' exactitude des faits . Qu' une résolution à plusieurs étages puissent perdre son temps pour ma personne . Puisse perdre leur argents ; de sûr ; pour qu' un jour, leurs volontés puissent organiser quelque chose de plus grand . Voire une révolution . Ou la quatrième guerre mondiale ; avec comme tête d' appuie : la mienne ! Et en grand état de cause . Avec à mes genoux ; deux cents millions de personnes qui ne jugeront que sur moi, pour en faire ce que j' en voudrais . Les mener . Au plus mal . Et jusqu' au gouffre qui m' a été imposé par eux - même . Rien que ; pour qu' un jour ; je me dise, mais voilà la cause à rallier pour le reste de la planète : la mienne .
Sûrement un peu trop sûr de moi ; je continue à songer . Je m' arrête au croisement . Attends que le petit bonhomme passe au vert et traverse .
De l' autre côté, en me reprenant, je remarque l' état de siège qui m' ânonne . La victoire ! Qui soudainement me grise à ma prédestinée . Alors je continue et toujours avec ma petite idée en tête . Ce qui brillamment, m' active un peu plus et redresse ma contraction . Redresse la froideur de mes muscles, jusqu' alors, tendus par des nerfs d' argiles . Une convulsion ; sur ma prédilection en fonction de mon imaginaire, dont son malheur est d' avoir emprunté un cul - de - sac . Et une rêverie ; qui m' a enfoncé jusqu' aux plus profond de mon état d' âme, pour devoir, maintenant, prendre une décision . Le fléau de ma vie face à des experts, des diplomates du travail appliqué, voulant me reconnaître à tous les niveaux . Du consensus aux satires, et en prenant compte de mes notes, de mon tempérament, de ma sociabilité et de mon comportement envers des exercices, du genre le pavé dans la marre, l' arbre, ou les huit carrés qui ne se ressemblent pas, afin d' y dénicher le neuvième . Pour que je leur dise, mais venez ; testez - moi aux dix erreurs ou aux mots cachés, que l' on entoure, insérés dans une grille de lettres . Là ; j' aposte mon sens du devoir . Mon intelligence à la réflexion, sur de convulsives narrations au renom de mon savoir faire . A savoir diriger une entreprise ou un empire, les pieds sur la table ; pour finir sérieux et téméraire, assit à un siège de député, à Paris ou à Berne . Comme fussent ces grands temples, opérant à l' instar de leurs économies et de leurs peuples ; savoureux, pâlissant dans un grand hôtel ou dans une ambassade ; pour l' honneur et la gloire, sur des thèmes comme l' égalité, la liberté et la fraternité, dont la pâlisse serait d' y coller son nom sur une rue chaude de Barbès .
Sans crier vengeance, je poursuis ; mes convictions bien réparties . Et connaissant mon chemin, j' aligne mon devoir sur cinq cents mètres . Et avec des habitants du lieu tout autour de moi, insouciants du regard terrible de mes poursuivants, qui doivent se dire et trotter comme des fous derrière l' inéligible furieux .
***
En un quart d' heure, j' arrive devant l' office . Essoufflé ... La bâtisse ; elle, n' a pas changé . Toujours la même dégaine : livide . Sans un chat, alors qu' un de leur membre est mort . Ce qui pourtant, devrait leur vendre des raisons afin d' y fouiller l' endroit de fond en comble . Et pour y placer un gendarme devant ; voire des barrières et une camionnette de C.R.S. . Enfin ; pour qu' ils puissent entamer une enquête sur le meurtre et la relation qu' aurait pu avoir l' office sur l' hégémonie de cette affaire .
Mais malheureusement, ce n' est pas le cas . Ce qui m' amène vraiment à croire qu' ils m' attendent . Ou qu' ils m' ont oublié, ou voire jamais penser à moi . A la structure d' une histoire complètement informelle ; réalisée et vécue que par moi - même . Alors qu' un président est mort, et à moins de cent mètres de moi . Face à un silence placardé ; d 'où un homme en est sorti intact, libre pour le moins, mais plafonné à des fanfaronnades poussées à la démesure . Au rebut de soi - même, dont la dérive l' a poussé à structurer l' irréparable . Ou l' erreur de jeunesse . Le mépris . La toison . Le mur de la haine, pour y instaurer une loi précise ; concrète ; à l' encontre de l' indifférence .
Pour le peu que je m' arrête ; je ne tarde pas . Ma pointure déjà sur le même trottoir que la baraque, je ralentis au niveau des premières fenêtres . Là ; je prends garde et laisse aller mes yeux, se brimant à tournoyer dans tous les sens afin de bifurquer rapidos, si un mauvais pressentiment me viendrait à l' esprit . Et ; pour ne pas voir, mais observer d' éventuelles remue - ménages au niveau du rez-de-chaussée, qui lui se hausse pas mal, vu qu' il doit se situer à deux mètres du sol ; et rembarré par de gros barreaux en acier noir, dans son soutient se confirme par un mur, pour sûr, colossal, gris mats, voire noir à certains endroits .
Dans ma contraction, je marche vingt pas, et arrivé auprès de la porte, je constate une structure en bois, d' un brun très foncé, dont le moulage se respecte par des ornements larges, grossiers ; comme des tubes profilés, fraisés ; et qui rend son aspect très lourd . Très large ; pour une porte à deux battants, soutenant une serrure moderne, en acier trempé, et insérée dans la masse sur plus d' un centimètre, et qui exhale l' apparence générale, à rester correctement installée sur un style architectural non moins artistique et agréable à regarder .
Avant de m' aventurer à quoi que se soit, je jette un coup d' oeil sur la boite . Sa masse doit mesurer aux environs des dix centimètres sur dix et placardée à même le mur, avec comme couche de fond, une dizaine de fraisures parallèles, dont l' admittance générale laisse comprendre qu' un micro et un haut-parleur s' y trouvent derrière . Et avec, à côté, une sonnette en plastique de couleur noir, juste au - dessus du nom : " L' office ... ", gravé à même la boîte .
La porte est fermée . Still close ! J' avance dessus et pose ma main sur la poignée . Là, avant de pousser ; je laisse mon coeur battre et me retourne un peu ; pas de quoi souffrir ; sur le trottoir, afin d' y percevoir d' éventuels mouvements de foules . Rien que quelques secondes ; pour ensuite, ne rien sentir et ne rien voir d' anormal . Et qui, pour ceux, me fait revenir sur l' entrée, dont le métal me donne quelques frissons à faire blêmir mes veines, du blanc pâle de ma peau, et celle, suave, et bleuté comme un athlète en exercice .
Ensuite, fiévreux mais concentré, je pousse gentiment . La porte s' ouvre . Je l' écarte et pénètre rapidement à l' intérieur ; comme pour ne pas confier de places à la tentation rebutante de revenir sur mes pas . Un spasme tendancieux . Pour m' y filtrer et apercevoir un couloir de cinq mètres de larges et d' une dizaine de mètres de long . Un aspect assez vieux, mais pas dédaignant, sur un sol en grosses pierres granitées et entourées de deux murs peints en beige clair ; propres, sans tâches, et aussi, sans boîtes à lettres ou autres substances de la même nature .
Au fond, à l' encontre de mes illusions ; aucun secrétariat ne s' y trouve . Aucun gardien afin d' y manier une apparence suspecte . Et afin d' y marquer une présence presque normalle ; vu l' ensemble de la stature . De l' officiel que cela représente ... Et si sûr de moi, je n' y trouve rien qui me semble impropre . Comme des caméras vidéos ou des capacités sensorielles . Devant un petit hall ; rassemblé par trois portes, un ascenseur ouvert et un escalier tournant autour de celui - ci .
Allant vers ma fougue ; et face à ce silence ; j' attends quelques secondes ; bredouillant ma mémoire pour ne rien dire, et m' avance ... Quand j' arrive dans le hall, la même combustion règne ; une petite idée qui me dit qu' ils doivent m' attendre . Mais je n' y prends pas garde ; les trois portes closes ne m' intéressent pas, alors je m' enjambe doucement ; une amenée corrompue ; et décide de monter les marches . Pour ensuite, ressentir une irrésistible sensation ; claire et obstinante . La sensation scabreuse de la douleur ; des poils qui frises à se tonitruer et une peau : grimée telle une poule . La réelle émotion du premier brigandage ; ou de l' acte
sexuel !
Quand mes premiers pas s' affichent, je ne perds pas de temps à observer de quoi le premier étage a l' air . Et pour apercevoir une lumière confuse, entourée par ce grillage ; définitivement sans mouvements, et devant le côté opposé des secondes marches ; revêtu d' un granit gris clair et rugueux ... Un fief bizarre . Un silence éternel ; à se demander si c' est pareil au Pentagone et à Matignon . Dans les salons des grands gouvernements, et jusqu' à la salle remplie de boutons, réservée aux tirs des missiles nucléaires intercontinentaux .
La montée, je la pratique presque collé contre le mur . Au second pilier, j' aperçois une porte vitrée ; à l' ancienne . Rien de bien précis ... Je continue alors et au bout, un petit étage conforme se confirme . La porte, avec une seconde ; pareille ; à trois mètres de l' autre . Et celle - ci, bizarrement, est entrouverte ; devant un grand fond noir . Vide ! ... Je m' en approche alors . Collé sur sa vitre, un papier me laisse à l' enthousiasme . Une petite griffure sans apparence . A la main ; et scotché rapidement, par une personne, de sûr, pressée au jugé de vouloir faire autre chose .
Et dans ma témérité, je peux y lire : " Enterrement de Monsieur ... , au cimetière de Montmartre, aujourd' hui à dix heures . "
Devant l' avenue, je reste quelques secondes pantois . La grande illusion . Et le rêve ! Car, s' ils ont fait les choses en ordre ; tout l' immeuble doit être à l' enterrement . Afin d' un sacrifice pour une personne qu' ils ont connue durant les pauses ; au café . Le sans visage ; sans nom ; travaillant sur des sujets que personne ne connaissait et que personne ne voulait connaître . Mais qui est néanmoins mort à l' inssu d' un attentat ; et non dans sa baignoire ou dans sa bagnole . Et avec le mystère que trois balles dans le ventre peut représenter . Peut se mystifier ; pour que nos trois belles, plus tard, en reparleront comme d' une égnigme insolvable ; à laisser au dépendu ; au reservoir des secrets les plus comfirmés d' une vie de labeur .
Comme si aucun inconvénient me venait en tête ; je passe ensuite à la suite . Le devoir en poche . La convulsion . Et pour m' y faire, je pose ma main sur la poignée et ouvre la porte . La lumière sombre m' ayant indiqué que personne ne s' y trouvait ; je déguste cette joie ; quitte à m' excuser si quelqu' un s' y trouverait ... Derrière, me vient alors une salle de trente mètres carrés, avec deux grandes vitres en bois donnant sur la rue et une quinzaine de bureaux, éparpillés de la manière la plus utilitaire qu' il soit . Et sur chacun, un rangement normal ; habituel ; avec des machines à écrire et des ustensiles subsidiaires rapportant la rhétorique de chacun ; la personnalité de chaque employé .
Me démystifiant, j' y pénètre et referme la porte doucement derrière moi . Je m' avance ensuite et en m' approchant des premiers bureaux, je peux y lire leurs adresses . Des photos de familles, d' enfants et des gadgets à dix balles ; presque des porte - bonheur ; et entourés par des classeurs, des agendas et des feuilles de calcule ou de rapports ... Je regarde tout cela sans rien toucher ; presque le moral cafardeux du chômeur voulant bien travailler là ; afin de n' avoir que des hôtesses comme collègues de travail . Et je continue aussi à marcher ; doucement ; comme dans un musée ; comme dans une salle de classe que j' ai fréquentée il y a vingt ans de cela . Afin de me définir ; la nostalgie du rien qui vaille, dans l' euphorie des poses questions ; comme celle de vouloir revenir en arrière .
Passé le premier bloc, je continue jusqu' au second . Là, sur le premier, une photo d' une femme mature y est posée . Avec ses enfants et son mari ; photographiés dans un salon moderne . Le sourire aux lèvres ; afin d' y inspirer la joie de vivre, sous un plafond d' un appartement à trois mille balles le mois ... Je regarde l' image un bref instant et passe au bureau d' en face . Une panoplie signifiant une autre femme, et avec ; à nouveau ; une photo . Dont l' éperon est qu' elle soit très jeune ; assit sur un linge . La caresse de deux jambes misent en évidences, et ... Je m' arrête du coup ; net . Flagellé . Crispé . Je ravale aussi ma salive ; et avant de faire quoi que se soit, je me retourne afin d' être bien sûr de ne pas rêver . Mais je reviens très vite ; la sueur suave sur mes deux tympans et la même sensation que celle des autres fois . Je prends ensuite la photo en mains ; des deux mains même et disserte ma froideur ; car je n' y crois toujours pas . Son visage doux et capricieux . Ses lèvres fines et ses yeux en écharpe ; qu' une beauté ; indéniable ; car c' est elle ... Ô oui c' est elle ! Et elle travaille là ; la beauté de toutes mes fois . Celle dont je parle tout le temps . La pauvre ; qui me ravive à chaque fois . A en pleurer mes amis . Et même pour y laisser couler une goutte de mes irréductibilités .
N' en revenant pas, je serre la photo très fortement et m' inspire au crève coeur . Le vide ; dans ma tête ; et à en devenir fou ; car je m' y crois vraiment . Après une hallucination pas possible, me revoilà à côté d' elle . Puant comme un chien ; mais bien là . Et afin de vraiment m' y croire, je m' approche de son siège et y colle ensuite mon nez . Une odeur me vient alors ; la sienne ! Un parfum français ; du Guerlain ; l' eau d' Eden ... sûr ! Et une touche de bonté ; rangée à même les dossiers . Qu' un caprice pour une agréable sophistication . Une petite fleur que tout le monde adore . Gentille avec n' importe qui ; et même avec les nantis comme moi . Que tout le monde drague, invite à manger et se lie amitié dès les premiers instants . Les premiers regards du casse - tête chinois . Insolvable . Insoluble . Aux expressions trop divines pour être réels et pour y simplifier le moratoire . Du love - story à la promiscuité ; afin d' aimer la forme qui nous semble la plus proche de nôtre coeur .
Jugeant cette étreinte trop convenante, je m' assois même . L' horreur ! ... Qu' elle soit assise là toute la journée me terrifie l' esprit . Convulse mon ventre pour un petit cul . Une précarité blafarde, dénouée sur ma jouissance . Et à l' intérieur de mon âme ; en plus ; afin de revenir sans cesse ; tel un monstre sans visage et ne laissant qu' une forme d' apparat afin de relater l' envie du néant . La foi du perdu ; dans l' innocence d' une jeunesse s' étant basée sur le principe de la liberté ; à s' en aller vers le mensonge ; de surcroît ; et sur l' obligeance d' aimer afin de ne pas se perdre dans d' irréductibles organismes pourfendus, telle qu' une secte ; ou une femme qu' on s' efforce d' aimer . Le chaos ; dans l' ogive du fléau que certain appelle la tentation ; la pomme ou le serpent ; le dessein à conjurer, et dans le regard et dans nos phrases, afin de ne pas conjurer nos sorts sur une parodie qui nous obligerait à nous dévier de notre route .
Las, je reste une bonne vingtaine de secondes aux désarrois . Je repose ensuite, et malgré tout, la photo et allume un semblant d' intéressement ; pour y ouvrir un dossier placé à côté de sa machine à écrire ; mais que je repose bien vite . Inintéressant ! ... Puis ; afin de ne pas rester là, à attendre ; j' ouvre le premier tiroir, et sans gêne, j' y consulte le contenu . Et là ; surprise ! Un flingue ; de calibre moyen ; est disposé en plein centre d' une pile de dossier . Un noir effrayant ; peut - être chargé ; et lui appartement . Une arme que je ne pensais pas lui convenir et que je ne voyais pas sur elle ; pour me soumettre à ce que cette fille soit flic . Non - point secrétaire ; comme toutes les autres ; mais bien agent, et au service de l' état ; des contribuables ; afin de passer au plagiat envers nos concitoyens . La bonté cachée ou la fille aux doubles visages ; qui me dit soudainement, mais ou est le mari ? Respirant tel l' amour de la veuve noire .
En soufflant ma risible tentation, je n' hésite toujours pas et empoigne l' arme . La consulte alors, et bien vite, je me rends compte que celle - ci est chargée . De petites balles ; toutes fines ; avec des manchons en tungstène afin d' enfoncer la matière plus rapidement . Afin d' y marquer la douleur ; méprisante et que je porte en moi en toute méconnaissance de cause .
Jouissant de certaines tentations, je consulte l' arme un moment . La pose même sur mon tympan de droite ; afin d' y respirer l' envie . Puis je la repose à sa place et tire le premier dossier de la pile . Un beau paquet de feuilles ; entourées d' une fourre en carton ; rigide . Et dans mon empressement, je n' attends pas et l' ouvre . Quelques secondes se laissent alors ressentir . Je me tonitrue ; à en mourir . Car ; dès la page de garde ouverte à mon devoir, le mot " dossier ", anime toute la structure, pour que dessous, un nom et un prénom y soit inscrit . Et si je n' arrive point à me confier pour ce sujet si délicat ; c' est que tout simplement, ce nom précaire n' est que le mien ... Et oui ... le mien !
***
Je reste ensuite une bonne trentaine de secondes dans un effarement pas possible . Et me vante ; à quoi bon ; car un dossier pareil, entre ses mains, se prétend à l' apologie du genre humain . Car si ce dossier se trouve là, c' est qu' elle s' intéresse à moi, et de surcroît s' est renseignée au niveau de mon identité, pour en arriver à ramasser mon dossier aux archives et se l' enfiler dans son tiroir, tel un jardin secret bien gardé . Pourfendu . Et au niveau d' un homme . Qu' un ! Et que visiblement, elle aussi tente de faire connaissance . Afin de se morfondre ; sur l' amitié d' une tête qu' elle a aperçue il y a bien des années . A l' école ou en boite ; mais très loin ; pour me revoir il y quelques jours et vouloir connaître ma profession ; et mon lieu de travail, de surcroît . Et pour quelle raison ? Le mystère reste ; et si dieu le sait, je crois vraiment que les voies ont été conçues afin de revenir sans cesse sur les lieux que l' on a manqués . Afin d' une hystérique situation . Et pour souffrir le martyre ; avoir la haine en soi ; et même en étant classe ; sophistiqué . Et se causer à la vie ; du monde pourchassé ; pour finir dans la drogue et dans l' alcool . Et pour finir irradié ; jusqu' à vouloir connaître la situation de l' autre ; s' il n' est pas mieux tombé que vous ; et rien que pour se dire : mais non, je suis meilleur que lui .
Le sourire presque aux lèvres de pouvoir connaître enfin ce qu' ils savent sur moi, je tourne alors la page . Et la seconde me représente direct . Je peux y lire les noms de mes grands - parents et de mes parents . Mes origines . Mon acte de naissance, avec son lieu et le nom des infirmières qui m' ont tendu la main . Et aussi le nom de mon médecin traitant, avec une photocopie des problèmes physiques signalés après l' accouchement . Avec le rapport ; quelques cotations ; et plus que bizarrement, avec une photo de moi, couché, une paire de lange sur mes parties et mon immatriculation attachée sur ma main gauche .
Tout en sachant que cette photo a été prise à l' insu de mes parents, cela ne me surprend pas et je ne m' en inquiète même pas . Je tourne même la page ; et avec la forte envie de me reconnaître encore plus profondément . Et la prochaine page me vient dans l' euphorie d' un bébé à qui l' on apprend à marcher . Avec deux photos ; moi avec mes parents ; les années septante ; pattes d' éléphants et un nombre minimum de bagnoles . Et avec ; des analyses ; encore et toujours ; dont celui de mon médecin, indiquant mon état de santé ; mon asthme et une écriture ; extrêmement importante pour toutes personnes voulant réellement me connaître ; qui indique le mois où j' ai réellement commencé à marcher tout seul et le mois où j' ai définitivement arrêté de sucer mon pouce .
En me revoyant sur des photos personnelles appartement à ma mère, j' en rigole même ; pour une période que je n' ai pas connu . Enfin ; dont je ne puis me rappeler et m' en inventer un caractère . Car trop loin ; la vie ; la belle période où une année durait bien dix ans, et non - pas quatre semaines, dont trois semaines en été, une en hiver et cinq jours à Noël .
Et ce m' amène à continuer ; pour passer à une autre page ; qui celle - ci relate le début de mes souvenirs . Avec une photo de moi en culotte courte, s' apprêtant à aller pour la première fois à l' école . Le sac dans le dos et le sourire aux lèvres . L' année 80 ; dont je m' émerveille encore à revoir quelques têtes de femmes, maintenant mariées, et avec deux enfants sur leurs dos . Alors que notre époque était bien là ; et proche . A juste seulement 35 ans de la seconde guerre mondiale et à 21 ans du premier pas sur la lune . Pour m' en souvenir comme si moi les avais vécus ; et en culotte courte ; devant un professeur nous expliquant le français et les mathématiques . Et avec ; comme rajout sur la page de gauche ; mes notes, dont les détails expliquent mon bavardage . Rien que ça ! Avec ce qu' ils appellent ; des appréciations fondées sur une vigilance de personnes matures, sortant d' école normale, après un bac et un certificat m' abreuvant des insuffisances aux branches les plus réfléchis .
Et rien que ça ; certes ! Avec, sur la page suivante, une photo de classe . La troisième je crois . Assis tous en ronds ; avec le prof au milieu . Et la bêtise d' abord et le reste ensuite .
Afin de ne pas décamper sur ce milieu, je tourne encore . Et là me vient la secondaire ; avec mes boutons et ma première cigarette . Et des filles ; déjà matures . Belles à croquer ; qu' on revoit comme de petites satires perverses que j' ai, en tous sens, ratées . De petites fées qui sortaient déjà et qui décryptaient déjà tous les regards ; pour des hommes, ou un . Dans le silence des fugues ; des entrées de club ; dont l' allure de leurs caprices amenait les videurs à les prendre pour des filles de dix - huit ans . Carrossées jusqu' aux bout des seins ; les jambes longues et fines ; et déjà, sous le regard bleuté des premiers traits de maquillage .
Une belle époque certes ; pour beaucoup . Je la regarde avec attendrissement ; puis, vu que celle - ci ne m' a pas été en tout point tendre, je la laisse tomber et tourne la page . Pour passer à l' apprentissage . Sans photo, mais avec des prestations de personnes m' ayant connu . Des profs ayant travaillé avec moi ; et avec leurs bons consentements sur mon apologie ; mon sens à la réflexion ; au devoir ; presque au sacrifice . Afin d' y vaincre toutes les humeurs de ma personne et afin d' y relater ma passion ; indicible ; pour des personnes plus tard, qui n' auront qu' à choisir ma place dans le flot d' une entreprise . Et à savoir ; pour un travail précaire ou perspicace ; intelligent ou dédaigneux ; et pour une vie future ; sur des principes tels que le pistonnage ou le travail en sens précis .
Presque dans la haine, je tourne la page . Mon armée passe alors . Le troufion : dans mon habit ridicule et avec ma bouille, que la jeune belle a du trouver marrante . Le petit rire pour une tronche de vioque ; silencieux ; les boutons encore pleins les joues . Et je l' imagine aussi rire sur les rapports que mes officiers d' alors ont écrit sur moi . Des rapports précis en sortant des termes tel que : " homme sournois, asocial, prépondérant, manquant à ses devoirs, lunatique " . Et tout cela sans gêne ; avec des annotations . Des notes pour les marches et pour les tirs . Afin d' arriver à des conclusions interprétées par différents soldats, me bravant sur mes humeurs ; et à savoir : " peut être bon, mais trop pervers ; et se prêtant à une intelligence confuse, dont la psychologie relate des manques de confidences certaines ; et de surcroît, emmagasinant en soi la majeure partie des insultes ; ce qui relate sa grande faiblesse et ses tendances dépressives ."
Et point à la ligne que je me dis . Si elle a lu cela ; son coeur a dût balancer ; tel le petit devenant grand . Alexandre le grand ! Car ses amours ; le sont - ils ; à me réconforter ? Pour lire des anti - anarchistes utiliser la plume à des fins de jugements ; à des fins de perversité ; des poings à la gueule . Dans ma bouche et dans mon estomac . Ou si je ne me trompe pas ; à se prétendre au même niveau qu' elle ; flic par nature et par bonté . Meneurs d' hommes, donneurs d' ordres, receveurs de séants et rectificateurs d' états . Et dans l' entremise d' un pouvoir ; pour en arriver à être ses vassaux les plus assidus et les moins perplexes ; et sous l' influence d' une magistrature à l' étalage, qu' on ne connaît pas ; mais qu' on précise être la meilleure jamais existée .
M' interprétant cette supposition dans tous les sens qu' ils soient ; je m' essaie alors d' imaginer la fille . Une école commerciale, une période de chômage et un enrôlement ; point . Aucune raison en plus pour la coroner à d' autres idées, car si je ne l' ai pas observée durant toute ma jeunesse, je ne manquerais pas de la protéger . Une assurance certaine à l' inventaire d' une aide sociale . Et une jeunesse ; Ô sûr, ouvrière, pour que je m' attache à elle et m' attire au bien d' autrui, dans la moralité de sa vie . Et aux dépens de ma bourse, comme un devoir d' une situation morale, dans mon honneur ridicule, à l' amour d' une dépendante d' argent et de bon soin . Dans la fertilité d' une phobie, à pilier le rose d' un pétale, au chagrin d' amour et à l' éternelle sauvagerie . Et lui instaurer l' ivresse puérile du soldat de feu, à la chaste robe et à l' idylle au manteau sapinière . Et à l' oracle ! La fée ! Jusqu' au jour où il faut en finir et dire merde à tout cela .
Brimé mais debout, je me reprends . Je m' investis et tourne la page . Le temps d' une respiration et je me rends compte qu' aucune photo n' y est placardée . Juste une longue texture aussi compliquée que mon roman, prend suite . Presque sans analyse . Et un début fracassant qui me tape direct dans le mille et m' aspire à entamer l' aventure ; et rien que pour savoir si ceci a été écrit par elle .
" Des annonces dans les journaux jusqu' à ce que le pigeon s' approche . La location du local . Le rendez - vous une journée avant . Prendre le no 28 comme intermédiaire . Lui informer de la procédure à suivre . Son rendez - vous du lendemain . La préparation du matériel . Le rendez - vous du lendemain . L' homme viendra à l' heure . Il entrera . Il prendra l' arme : 98 % . "
Sur ce chiffre, je m' arrête . D' un côté surpris, mais de l' autre soulagé . Heureux de savoir que je n' avais pas tout tors . Heureux ; au final ; même si je meurs ensuite ; d' être au courant de bien avoir été pigeonné et d' avoir compris directement l' astuce, pour me la concorder à mes avantages jusqu' au point d' avoir pu leur dire : bye bye ! Au revoir ; moi je m' en vais et je passe pour cela, par la sortie de secours ; se sera plus
court pour tout le monde .
Et une histoire à la con que je ne m' étais pas inventé . Lu de sûr, par ma belle, qui a dût se demander ; mais tout le monde lui en veut à celui - là . Tout le monde le cherche ; pour s' en être sorti tel le prince et avoir trouvé de surcroît un autre pigeon à abattre, afin de faire plaisir à tout le monde : et plus particulièrement à l' armée et la C.I.A., et bâclé l' affaire vite fait bien fait, ni vu ni connu . Cinq pauvres à l' emballage . Cinq sacs en plastique, pour terminer sans contre - sens, sans impasse ne pouvant prouver le contraire . Et des mots ; surprenants ; me prenant néanmoins en flagrant délit, comme les 98 % . Un taux de change pas possible pour des statisticiens qui ne se sont pas trompés sur ma personne et ma loi ; et à mon infortune de m' être épris par le no 28, choisi pour son 100 % . Elle la convive, sur la procédure à suivre, même trop facile et trop évident pour y prouver le contraire .
La suite donne quelques détails d' apparences . Je les oublie afin de poursuivre sur l' autre page, dont une texture m' apparaît sous une liqueur de chiffres ; des statistiques et des comptes rendus concernant le monde à employer afin d' arriver à un 100 % de réussite .
" L' attente dans l' appartement . Une demi - heure . Le départ . Il prendra l' arme : 94 % . La sortie dans la rue . Il ira regarder ce qui se passe : 3 % . Il marchera . Il entrera dans le cinéma : 95 % "
Le documentaire s' arrête là . Pour la page . Et quelques explications, avec des courbes, des analyses sur ma personne et dans l' arborescence des terminologies, je peux y lire anxiété, maladresse, et un nombre ; représentant les cognements de mon coeur ; d' un bon cent - quarante devant la porte, à un cent - nonante le flingue en main . Pour en arriver à une description presque parfaite de mes sentiments . Des mes peurs . Ma parrano notifiée ; étalée sur une échelle de cent et à la lecture du tout Paris qui sonne la gloire . Et à elle, qui maintenant me connaît comme ma mère ; mon adulation, pour une pioche ; afin de m' apprivoiser à un semblant de respect et à une touche, sinon moins est, pour l' orgueil, et que je me la coupe en deux, si, à raison de notes, l' amour se relate en bons termes .
M' imaginant maintenant, à mort, le rire de la femme ; je me hante un peu ; mais pas de quoi en mourir, et je poursuis, à la fois la haine et la fois l' impatience au ventre ...
Et direct ; la page tournée, je me remets à lire à la suite .
" Il ira s' asseoir . Regardera une partie du film . Se rendra compte : 96 % . Sortira par la sortie de secours : 94 % ... "
Le texte continue, mais je m' arrête . Pourchassé ; je n' en reviens pas . Une grosse cicatrice vient de se rouvrir et je la ressens comme une lettre ouverte à mon tempérament . Car ces troublares ; comment ont - ils fait pour deviner que j' allais me casser, alors que j' ai pensé à cela qu' à l' intérieur du cinéma . Et à n' en pas en revenir ; car si cette histoire tient du mensonge, c' est que mes fesses ont passé pour le beau des bois dormant de la législature . L' idiot à l' état pur ; pour en arriver à conclure que j' allais marcher dans leurs histoires aux 95 pour-cent de mes intentions . Et pour que je les félicite aussi ; à cette gloire des devinettes qu' est ma personne, dont le symbolisme est d' en faire ce que le l' on veut et à n' importe quel moment, n' importe où ; et dans n' importe quelle situation qu' il soit .
Troublé à n' en plus finir, je relève ma tête . Dans le couloir ; toujours aucun mouvement . Le silence règne et j' y mettrais facilement ma main au feu s' ils ne sont pas entrain de m' écouter . Une idée flexible et qui tient debout . Mais qui me force néanmoins à reprendre, et dans l' envie de ne jamais lire le nom de ma belle au confluent des pages .
" Il gardera l' arme : 98 % . S' éloignera du site . Se dirigera vers la gare . Fermeture de la gare . Ressortira de la gare : 93 % . Longera la Seine . Dormira sous un pont . Longera la rue Saint - Denis . Trouvera le bâtiment : 95 % . Longera la rue Pigale . Trouvera l' immeuble : 91 % ... "
En lisant cela, je m' arrête net ; et dans l' étonnement et dans la peur . Et dans l' éffarement de voir ma vie de dessiner ainsi, et si facilement . Et pour plus, je repose alors le dossier sur le bureau et respire un bon coup . Car pourquoi ? Ces 90 % à longueur du temps . Qui me défend sur un objet immaculé . Et l' office ! L' immeuble ! Ils ne vont pas me dire que tout cela a été écrit de toutes pièces . Comme au théâtre ! Comme à la vie ! Afin de m' éliminer complètement . Me bouffer par l' intérieur ; par la racine . Et me laisser mûrir ensuite afin de conclure à un 100 % de je ne sais pas quoi . Pour une préhistoire ajoutée ; ou aussi, peut - être écrite après coup . Après la conclusion des rapports de service . Pour ces agents doubles qui ont bien fait leurs boulots et qui me laissent maintenant, entre moi et mon sort . Entre ma phobie et ma réalité ; et dans un doute, pour sûr ; terrible !
Quant à me relater, je me la donne à fond . Et je repense aux existentialistes ; à savoir si ça leur est arrivé . Pour plus de leurres et à m' imaginer si le trip de l' artiste est de passer par là, et non pas par l' alcool ou par la drogue ; ou encore le sexe . Malicieux ! Aux vertèbres satiriques . Aux déhanchements, à l' intérieur d' une ville, afin de faire souffrir le pauvre type . La honte en puissance ! Et au pouvoir m' ayant abattu de plein fouet avec l' aide d' une arme aussi pire que la guillotine . Aussi terrible que moi et mon histoire à deux sous .
Je reste quelques minutes sans rien dire ; acculé ; me disant que ce n' est pas vrai du tout ; toutes ces histoires . Qu' un cauchemar . Et qu' ils déconnent ou que je déconne à mort ! ... Mais, finalement, ce temps écoulé, je me reprends à me rapeller que plus rien ne vaut, et continue de là où je m' étais arrêté .
" Se rendra à Barbès . Trouvera le négociateur : 92 % . Rencontrera la barbe : 98 % . Vendra L' arme : 94 % . Se rendra au Supermarché : 94 % . Posera l' annonce . Se rendra à la cabine téléphonique . Le pigeon no 2 trouvera l' annonce . "
Puis ça s' arrête là . Et ma mort ! ... Et à m' en vouloir autant ; car c' est dire s' ils ont vraiment présenti que je portais une sale gueule . Et pour évaluer : Ô sûr, un petit 94 % pour le supermarché . Car ces cons ; vous n' aller pas me dire que tout était écrit ! Sur l' inexplicable . La dimension . Et le rêve ! ... Car ; de sûr ; que je rêve les yeux ouverts !
La suite explique la vie du second . Un peu la même que la mienne . Une naissance, une école, un lycée, un apprentissage et une armée . Très dissipé, avec quelques perspectives prouvant mon homonyme . Mon second dans toutes les disciplines ; cherchant un travail et se promenant dans Paris ; et point à la ligne .
Je lis tout même les explications à propos du type mais je ne m' attarde pas trop et passe à la feuille suivante . Là, ils s' affirment sur la location de l' appartement et sur la recrudescence des deux types . Deux malheureux sans grandes importances, dénichés dans les bas fonds du dix - huitième . Et disposés là afin de m' attendre et se payer ma tête ; et pour finir sur un nouveau texte ; dont je prends très vite essence .
" Se téléphoneront . Le no 2 se rendra à barbès . Se rendra de l' office : 96 % . Suivra le no 182 : 93 % . Se téléphoneront à nouveau . Racontera l' histoire de la fille : 92 % . Retournera à l' office . Téléphonera au no 182 . "
Le chapitre s' arrête là . Et moi ; presque devenant fou ; j' ai l' impression que le monde me tombe dessus . La terre entière ! Car vous imaginez le topo ; ils ont réussi à trouver ce que j' allais lui dire . Telle une pure fiction . Un roman universel . Un monde retourné sur ma vie et mes pensées ; l' histoire du temps . Telle une galaxie interposée qui me donne même l' envie de prendre le flingue et de m' en envoyer une dans la bouche . Et que plus vite sera l' éloge . La prodigieuse épopée du fou . L' histoire sans fin ; que de sûr, ma petite dame n' a pas dût trouver cela dans le sens du rire commun . Et qui ne va pas, pour tout dire, passer dans le cadre des coquetteries de fins d' après - midi en présence de ses petites collègues de boulot .
Tout en pensant encore que tout cela aurait pu avoir été écrit après ; je me garde à rester dans cette voie . Mais très capricieusement ; la lèvre aux dents . Et tout en fermant les yeux, je tourne gentiment la page ... Un large soupir me prend alors et je continue, précis dans ma tourmente .
" Retournera à Barbès . Le pigeon no 2 vendra l' arme : 98 % . Partira très vite : 94 % . Le négociateur se rendra dans l' appartmement : 97 % . Le no 182 se rendra dans l' appartement . Le travail sera effectué par le no 18 . "
Et bang ! Le texte s' arrête là ; mais ça reste la mort . Car sur la page suivante, des photographies des différentes personnes y sont affichées . Et devinez ; mon malheur est tombé sur le no 18 . Et ce chiffre correspond à ma belle . Une image de son faciès prit à même le bureau . Et dans un sérieux comme ce n' est pas permis . Une déprime impossible ; alors que Paris contient dix millions d' habitants, la France cinquante - six millions et la terre six milliards, il aura fallu dans tout cela, que je retombe sur elle et de surcroît, entrer dans un office quelconque, prendre la première salle ouverte et tomber pile sur son siège . Comme quelque chose qui m' a poussé dans le dos . Comme une parodie me ramenant à chaque fois au même endroit . Et c' est tout bizarrement surprise ; qu' on me l' invente ; ma petite, afin de la faire passer devant moi . Afin de m' immiscer sur ma réflexion et afin de me conduire au but défini . Car les satires ; comment ont - ils pu imaginer mon amour pour cette fille . L' engager ensuite, et de sûr, me forcer à entrer ici . Afin d' arrimer le travail de toute une vie, sur des principes va